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Coton fibre: Evacuation des balles des usines CMDT Le contenu de ce document a été expliqué, le dimanche 16 décembre, aux transporteurs des zones cotonnières de Sikasso, Koutiala, Bougouni, San et Kadiolo par une mission conduite par le tout nouveau président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), Youssaouf Traoré. Elle comprenait aussi Amadou Traoré, président du Syndicat des entreprises de transports, Soumaïla Thiam, vice-président de la Fédération nationale des transporteurs routiers du Mali (FNTRM) et Baba Coulibaly, 1er vice-président de la Fédération nationale du groupement professionnel des transporteurs routiers (FENAGROUP). Cette forte délégation a alors expliqué aux transporteurs, dans la salle de conférence de la direction régionale de la CMDT, les conditionnalités pour le paiement des arriérés et les dispositions pour la nouvelle campagne. Suivant un chronogramme, la CMDT sest engagée à payer, dès maintenant, 1 milliard de FCFA. Le reliquat, soit 1,3 milliard de FCFA sera payé dici au 31 janvier 2008. Aussi, la CMDT a augmenté dun franc le transport qui sera désormais de 34 FCFA le TKM, contre 33 lors de la dernière campagne. Pour éviter tout retard dans le paiement des transporteurs, la BDM-SA, chef de file du pool bancaire, a décidé douvrir un compte spécial sécurisé qui sera alimenté par les 5% de chaque tirage sur le financement de la campagne agricole. Ce fonds sera destiné uniquement au paiement des transporteurs au fur et à mesure des décaissements, comme cest le cas avec les producteurs. Une commission de suivi sera mise en place. Pour le respect de ce chronogramme, les transporteurs devraient se mettre au travail. Après lannonce de ces nouvelles, les transporteurs de la 3ème région ont opposé leur niet réclamant le paiement des chèques en souffrance. En fait, ils attendaient de pied ferme, la mission et ne voulait en aucune manière, reprendre le travail avant le paiement de la totalité des arriérés. Car, pour bon nombre dentre eux, leur parc nest pas à mesure de reprendre le travail, faute dentretien. Ils ont aussi soulevé limpossibilité davoir des crédits car personne ne fait plus confiance au transport de coton. Aussi, reprochaient -ils aux responsables davoir négocié avec la CMDT sans leur présence, ce que certains qualifieront dacte de trahison. La passion était alors visible chez certains transporteurs qui ne voulaient rien entendre des missionnaires. En fait, ils se basaient sur certaines informations non vérifiées et des incompréhensions pour assimiler le retard de paiement à un manque de considération de la part de la Direction générale de la CMDT. Car, eux ne pouvaient pas comprendre que cette compagnie, qui narrive pas à payer leur argent, puisse accorder des gratifications à ces agents ou procéder à des achats de nouveaux véhicules. Il a fallu alors lintervention du Directeur régional de la CMDT de Sikasso, Salif Cissoko, pour apporter les éclaircissements qui ont permis de rétablir la confiance. Selon lui, la CMDT na accordé une gratification à aucun de ces agents et a expliqué comment a été monté le cas de motos Jakarta dont ils ont fait allusion et de lachat de véhicules. Le président Youssouf Traoré du CMTR et sa suite ont présenté des excuses pour les incompréhensions avant de donner des explications plus claires et précises sur le partenariat avec la CMDT. Au finish, tout le monde était convenu que la CMDT est, avant tout, un partenaire et non un adversaire. Et quelle traverse des moments difficiles. Aussi, ils ont compris que la compagnie ne peut avoir de largent que si les balles sont embarquées dans les bateaux. Ce qui est, dailleurs, un impératif contractuel pour la compagnie qui doit évacuer 25 000 tonnes dici à janvier 2008 à défaut de sexposer à des pénalités de la part de ses partenaires. Après un temps de concertation entre eux, le doyen Lamine Cissé et ses collègues transporteurs, ont accepté de reprendre lévacuation des balles, dès hier lundi 17 décembre. Une décision qui soulage la Direction de la CMDT et évite une nouvelle crise de confiance. Il faut rappeler que la production de coton graine de cette année a connu une chute considérable. La production attendue est de 270 000 tonnes de coton graine et un peu plus de 100 000 tonnes de fibres dont 75 % seront concernés par le transport sur le port dAbidjan, 15% par les rails et le reste devant être consommé par les entreprises locales. Youssouf CAMARA © Copyright L'Indépendant Archives |