IN ENGLISH
EN FRANCAIS
EN ESPANOL
Recherche annuaire:
Par raison sociale:
Par produits:

Offres d'Emploi
Avis d'Appel d'Offres
Opportunités d'Affaires
Annonces Immobilières
Nouvelles Economiques
Nouvelles Entreprises
Convertisseur de Monnaies
Banque de CV
Petites annonces

  
    
    
    
    
  

MALIPAGES.COM

 

 

 

Accords de partenariat économique: la discorde persiste
(L'Essor 12/12/2007)

Les experts vont approfondir la réflexion sur l'accord global sur le commerce et le développement entre l'Europe et l'Afrique

Le récent sommet de Lisbonne entre l'Union Européenne (UE) et l'Union Africaine (UA) a capoté sur un point essentiel de son ordre du jour. La signature d'un accord global sur le commerce et le développement, intitulé Accords de Partenariat Économique(APE) entre les 53 pays de l'Union Africaine et les 27 de l'Union Européenne a été renvoyée à une date ultérieure. Elle était initialement prévue le 31 décembre de cette année. Le président sénégalais Me Abdoulaye Wade a lu devant les Chefs d'État et de Gouvernement des deux continents, réunis en séance plénière, le dimanche 08 Décembre dernier, un texte relatif à ce report. Il ressort de ce texte que, le sommet prend acte de la volonté des États africains de ne pas signer les APE à la date retenue. Il a ajouté que la majorité des Africains et de nombreux Européens souhaitaient poursuivre les négociations sur les nouveaux accords commerciaux entre l'UE et les ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique).
Une nouvelle réunion entre les ministres du Commerce et des Finances de l'Union européenne et leur homologue de l'Union africaine sera convoquée en début d'année prochaine. Cette réunion, annoncée pour le mois de février par nos confrères de RFI, aura pour mandat de poursuivre les négociations jusqu'à permettre aux deux partenaires de trouver un terrain d'entente. Me Wade a affirmé lors d'une conférence de presse, que plusieurs dirigeants européens avaient en plénière soutenu cette prolongation des discussions.
Les deux parties ont, tout de même, convenu d'une "stratégie" permettant aux 27 pays européens et aux 53 pays africains d'ouvrir une nouvelle ère partenariat fondée sur des relations "d'égal à égal". La stratégie s'articule autour de huit axes de partenariat prioritaires à mettre en oeuvre d'ici 2010. Il s'agit de promouvoir un partenariat visant à renforcer " la paix et la sécurité", " la gouvernance démocratique et les droits de l'Homme", " le commerce et l'intégration régionale", "les objectifs du Millénaire pour le développement", "l'énergie", "le réchauffement climatique", "la migration, la mobilité et l'emploi", et "la science, la société de l'information et l'espace".
Mais, avant l'ouverture du sommet, samedi dernier, l'UE a signé un accord dit intérimaire ou d'étape avec certaines régions d'Afrique et isolement avec certains pays des régions économiques, notamment, la Côte d'Ivoire dans la zone Ouest africaine. Dans cette région, les négociations sont menées sous l'égide de la Communauté économique pour le développement ouest-africain (CEDEAO). Officiellement, les raisons invoquées pour expliquer cette stratégie de l'UE, est d'éviter à la Côte d'Ivoire, la perte d'environ un milliard d'euro, soit près de 700 milliards de Fcfa. Il semblerait que le Ghana et le Nigeria emboîteraient le pas à la Côte d'Ivoire, contre la volonté de la CEDEAO. Cette méthode a été dénoncée par le président de la Commission de l'Union Africaine, notre compatriote Alpha Oumar Konaré. Il voit dans la démarche une manoeuvre de fragilisation de l'UA entreprise par l'UE.
Avant le sommet de Lisbonne, les organisations de la société civile africaine n'ont pas caché leur opposition à la signature d'un accord commercial en sa forme actuelle avec l'UE. Et pour cause. Le démantèlement tarifaire, qu'il propose entraînera un manque à gagner de près de 40% des recettes de nos États. Les fiscalités dites de portes (les frais de dédouanement des marchandises) rapportent entre 200 et 400 milliards de Fcfa au trésor public de nos pays. Au Mali, les recettes douanières représentent près de la moitié des recettes publiques. Quant la douane tousse, c'est toute la chaîne de recette de notre économie qui s'enrhume, a-t-on coutume de dire.
Lors de la présentation de son dernier livre à Paris, le mois passé, le président sénégalais, Me Abdoulaye Wade a bien caricaturé l'image que la perte des recettes de portes entraînera dans l'économie de son pays. Il disait: "chers compatriotes, nous venons de signer avec l'Europe un nouvel accord de coopération qui supprime 35% de nos budgets. En conséquence, nous allons supprimer des écoles, des dispensaires, des hôpitaux, des projets de routes, licencier des fonctionnaires... en attendant des compensations hypothétiques!"
L'ESSOR, rubrique "Économique", s'était largement fait écho des inquiétudes de nos compatriotes relatives à une éventuelle signature de l'accord à la date préalablement indiquée.

A O. Diallo

© Copyright L'Essor

Archives

Nouvelles économiques du mois de novembre Nouvelles économiques du mois d'octobre Nouvelles économiques du mois de septembre
Nouvelles économiques du mois d'août Nouvelles économiques du mois de juillet Nouvelles économiques du mois de juin
Nouvelles économiques du mois de mai Nouvelles économiques du mois d'avril Nouvelles économiques du mois de mars
Nouvelles économiques du mois de février Nouvelles économiques du mois de janvier Nouvelles économiques du mois de décembre


Web Malipages.com