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Pour bien orienter ses activités dans l'avenir
- L'Association des producteurs de coton africain se dote dun plan
d'action Améliorer les performances et rendre compétitive la filière coton, produire des intrants, renforcer les capacités des OPC, mobiliser les fonds et organiser les producteurs de coton sont, entre autres, des points qui figurent dans le plan d'action élaboré lors de la première rencontre de l'Association des producteurs de coton africains (Aproca) qui s'est déroulée à l'hôtel Olympe le Vendredi 15 décembre.
Dirigées par François B. Traoré, président de l'Aproca, l'Assemblée a permis aux participants venus de treize pays, de dresser le bilan d'un an de fonctionnement de l'Association, d'en tirer les conclusions et définir de nouvelles ambitions.
Ainsi, les lectures du rapport moral du bureau, du rapport financier, du rapport de la commission de contrôle ont marqué les travaux de la journée. S'y ajoutent la présentation et l'adoption des résultats des travaux de l'atelier sur le plan d'action des plates-formes et les débats sur la problématique concernant la qualité du coton graine, la recherche et le conseil agricole, la baisse ou la stagnation des rendements, les OGM.
Dans son mot d'ouverture, le président de l'Aproca, François B. Traoré a souligné que la tenue de la présente assemblée était très significative pour l'Aproca. Car elle entend entériner la vision des producteurs de coton africains.
L'Aproca se propose d'être une association de producteurs au service des producteurs professionnels, performants, capables d'offrir du coton en qualité et en quantité.
L'orateur a ajouté que l'association va se battre pour accompagner les producteurs dans tous les pays africains.
Pour finir, il a lancé un appel aux autorités politiques des pays producteurs de coton d'écouter les plates-formes.
A souligner que la création de l'Aproca vient à point nommé confirmer la volonté des producteurs de coton à prendre en main leur destin dans un contexte doublement important. D'une part, il y a un contexte international marqué par de nombreux enjeux autour de la problématique des subventions accordées aux producteurs du Nord entraînant une distorsion du marché mondial en défaveur des producteurs du Sud.
D'autre part, le contexte sous régional est lui aussi marqué par un vaste processus de restructuration des filières cotonnières en cours dans la plupart des pays membres de l'Aproca.
Il faut rappeler que l'Aproca est une organisation africaine de producteurs de coton qui, pour l'heure, regroupe les producteurs de coton d'Afrique de l'Ouest et du Centre. Elle est née à Cotonou en décembre 2004, lors d'une réunion qui regroupait les représentants des organisations des producteurs de coton de six pays. Il s'agit notamment du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, du Mali, du Sénégal et du Togo.
L'Aproca s'est fixé trois objectifs. Il s'agit de représenter les producteurs de coton africains et défendre leurs intérêts aux niveaux régional et international, aider les plates-formes nationales à réaliser ce travail de représentation et de défense des intérêts à l'échelle nationale et promouvoir l'amélioration de la productivité et de la qualité du coton africain, en vue de maintenir sa compétitivité.
Comme mission, l'Aproca cherche à être présente, défendre les positions et porter les propositions des producteurs africains, dans les instances régionales et internationales où la question du coton est discutée, renforcer les capacités des responsables d'organisation de producteurs de coton pour l'exercice des fonctions de représentation et de défense des intérêts des membres. Abdoul Karim Koné © Copyright L'Indépendant |