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SAUR-International a été vendu: Quelles conséquences pour EDM SA?
(L'Observateur 03/12/2004)

Le groupe SAUR-International change de propriétaire. La nouvelle est venue comme un cheveu dans la soupe des négociations entre l'Etat et le groupe BOUYGUES, ex-propriétaire de SAUR. Le nouveau n'est pas celui qui a signé les contrats de concession de EDM.SA. Mais Bouygues donne l'assurance que rien va changer pour ses filiales en Afrique qui ont fait en 2003 un chiffre d'affaires de près de 330 milliards CFA

La nouvelle de la vente de SAUR-International qui détient 60% du capital de EDM.SA est tombée comme un cheveu dans la soupe des négociations de Washington entre l’Etat malien et son partenaire, SAUR-IPS. Oui effectivement, SAUR – International a été vendu à un autre groupe du nom de PAI Partners. Ce dernier groupe est plutôt connu dans le domaine des banques et finance. Or SAUR, une filiale du célèbre groupe BOUYGUES est une entreprise spécialisée dans la distribution de l’eau et l’assainissement. On est en droit de se demander mais diantre, qu’est-ce des banquiers et des financiers comme PAI Partners viennent faire dans la distribution de l’eau et dans l’assainissement au point de racheter une entreprise comme SAUR-International ? Ce rachat ne préfigure t-il pas un détournement des ressources, actuelles et futures, de SAUR vers d’autres activités non liées à l’eau et à l’assainissement ? Le propriétaire de SAUR-International s’est-il posé d’autres questions en dehors de celle relative à la rentabilité de l’opération qui devrait rapporter au moins 1 milliard d’Euros au président Martin BOUYGUES ?

Tout compte fait, les Maliens étaient en droit d’exprimer leurs vives préoccupations face au sort réservé à SAUR-International. Surtout que notre pays n’avait reçu aucune information sur l’opération encore moins des assurances sur la poursuite de la collaboration avec notre pays au sein de EDM.SA. Ni information ni assurance, alors même que l’opération de vente était en train d’être bouclée. Ce genre de mépris que les multinationales affichent à l’égard de nos Etats et de nos Nations est malheureusement monnaie courante.

Alors même que c’est en Afrique que SAUR fait ses plus gros bénéfices

Aux dernières nouvelles, SAUR-International, même vendue ne se désengage pas en Afrique et notamment pas du Mali. C’est ce que nous confirme le chargé de la communication à EDM.SA, notre grand frère et confrère Thiona Mathieu KONE que nous avons joint au téléphone juste au moment où la tension était montée d’un cran à Washington entre les deux parties (SAUR-Etat malien). Mais il est important de relever que les assurances données par le groupe SAUR-International sont bonnes à prendre. Mais celles que donnera le nouveau repreneur, en l’occurrence Partners sont certainement les meilleures pour nous qui attendons encore à quelle sauce nous serons mangés. N’est-ce pas en effet le repreneur qui doit dire ce qu’il entend faire de ce géant de l’eau (oui, de l’eau !) qui vient de tomber son escarcelle ? Certaines sources nous diront que les filiales de SAUR en Afrique ne sont nullement concernées et qu’elles ne seront pas affectées par l’opération. C’est plutôt la filiale française de SAUR qui a été vendue à Partners. Tant mieux, serait-on tenté de dire.

Mais la réalité reste que c’est en Afrique que le groupe SAUR fait le plus gros de ses bénéfices. En effet, en 2003, les filiales africaines de SAUR ont réalisé, à elles seules, 500 millions d’Euros de chiffre d’affaires soit près de 330 milliards CFA. Au Mali, le chiffre d’affaire annuel de EDM.SA est d’environ 60 milliards CFA sur lesquels le groupe SAUR ne peut nullement cracher. Et c’est d’ailleurs pourquoi, coté SAUR, malgré les récriminations (voir notre article) qu’il a contre le contrat de concession, son souhait est les négociations de Washington avec le Mali aboutissent.

Belco TAMBOURA

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