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Zone franc : le Centre double lOuest Léconomie de lUemoa est jusquà ce jour dominée par lagriculture, en particulier les productions commerciales destinées à lexportation (café, cacao, bois, coton, arachide, etc.). En raison des fluctuations des prix sur le marché international, ces cultures nont pas suffisamment contribué au développement dactivités industrielles et de services annexes. Elles ont permis de faire vivre tant bien que mal les paysans sans créer de valeur ajoutée, cest-à-dire de richesses prêtes à être réinvesties ailleurs. En Côte dIvoire, les cultures du cacao et du café ont certes pris de lampleur, mais le pays na pas su en profiter pour diversifier ses ressources. Les recettes brutes dexportation ont été multipliées par trente-cinq (de 30 milliards à 1 064 milliards de F CFA entre 1962 et 2001), mais la Côte dIvoire, qui se plaçait à lépoque au premier rang de la zone franc, se classe aujourdhui deuxième, derrière le Cameroun qui était alors troisième. Les pays de lUemoa semblent sêtre donné le mot pour concentrer leurs activités dans le secteur dit primaire : élevage, agriculture, bois et mines, avec quelques petites transformations industrielles (usines textiles, scieries, fruits). Seuls développements notables : le coton, dont lexportation se fait en grande partie sous forme de graines, lor (54 tonnes au Mali, 3,6 tonnes en Côte dIvoire) et la pêche (surtout au Sénégal). Le coton, lélevage et lor assurent, par exemple, 90 % des ventes du Mali. La Guinée-Bissau, quant à elle, dépend à 96 % de lexportation de noix de cajou. La Cemac, elle, a sauvegardé les mêmes activités rurales (bois, coton, café, cacao) et minières (manganèse, diamants, or). Mais elle a aussi bénéficié dimmenses découvertes dhydrocarbures au Congo, au Gabon, au Cameroun, en Guinée équatoriale et au Tchad (productif en 2003). La production a atteint 41 millions de tonnes en 2001, contre à peine 300 000 tonnes pour lUemoa (un seul pays producteur, la Côte dIvoire). Ce qui a fourni aux pays de la Cemac des recettes brutes de 4 600 milliards de F CFA en 2001, contre 400 milliards pour les pays de lUemoa. Les perspectives davenir sont également plus favorables pour lensemble de lAfrique centrale. Cette sous-région est, en outre, relativement moins endettée : 20 milliards de dollars en 2001, contre 25 milliards pour les pays de lUemoa. Tout sexplique enfin quand on compare les taux de croissance : la Cemac fait mieux que la moyenne de lUemoa et que celle de lAfrique subsaharienne (5,7 % en 2001 contre respectivement 2,8 % et 2,9 %). Samir Gharbi Nouvelles économiques du mois de novembre Nouvelles économiques du mois d'octobre Nouvelles économiques du mois de septembre Nouvelles économiques du mois d'août Nouvelles économiques du mois de juin Nouvelles
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