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Campagne agricole 2008-2009: un net recul de la production
cotonnière Selon le ministre de l'Agriculture, Pr Tiémoko Sangaré, le point noir de la campagne agricole 2008-2009 est la production cotonnière qui a connu un net recul par rapport aux années précédentes. Le ministre de l'Agriculture, Pr Tiémoko Sangaré, a animé le 20 novembre une conférence de presse à l'hôtel Salam. Au cur de cet échange avec les hommes de médias, les résultats prévisionnels de la production de la campagne agricole 2008-2009. Selon le ministre Sangaré, ces résultats constituent le point de départ de l'opérationnalisation du volet agricole du Programme du développement économique et social du président de la République. Caractérisée par une pluviométrie abondante, la campagne agricole 2008-2009, dira Tiémoko Sangaré, a été marquée par un contexte difficile avec la hausse généralisée des prix des denrées alimentaires, mais aussi de ceux des intrants, notamment les engrais. Globalement, le ministre de l'Agriculture se dit satisfait des résultats de la campagne agricole. Evaluée à 4 925. 600 tonnes, la production de la campagne qui s'achève est nettement en hausse par rapport à la précédente. L'excédent céréalier du Mali a été chiffré à 1 154 000 tonnes de céréales. Selon Tiémoko Sangaré, l'initiative Riz a tenu toutes ses promesses avec une production estimée à 1 624 246 tonnes. A l'en croire, le point noir de la campagne est le recul de la production cotonnière estimée, elle, à 190 000 tonnes. Un net recul par rapport à la mauvaise année de production. Cette baisse de la production cotonnière depuis 4 ans s'explique par le retard de paiement des producteurs et le coût élevé des intrants. Malgré les difficultés rencontrées, notamment le faible approvisionnement des producteurs en engrais, leurs sous-équipements et l'insuffisance des capacités de stockage, le ministre se réjouit du bon déroulement de la campagne. "La production est un défi. La gestion en est une autre", a-t-il déclaré. Le souci du gouvernement, a souligné Tiémoko Sangaré, est de faire en sorte que chacune des parties, à savoir : producteurs, consommateurs et commerçants puisse trouver leur compte lors des opérations de vente. En plus du renforcement des capacités de stockage de l'Opaim, le ministère de l'Agriculture envisage d'entreprendre une série de séances de sensibilisation pour éviter le bradage des productions par les paysans et une exportation massive de nos céréales. CHIAKA DOUMBIA © Copyright Challenger Archives |