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Cherté de la vie - Des équations à résoudre
(Nouvel Horizon 06/11/2008)

La gestion des affaires publiques est toujours une question intéressant toutes les couches sociales tant elle en dit long sur les conditions de vie et de travail des populations, toutes sensibilités confondues. Mais, par rapport à la question, un aspect attire le plus l'attention: le contrôle des prix sur le marché.

LA REACTION POSITIVE DU GOUVERNEMENT

La question se pose avec de plus en plus d'acuité au Mali à un moment où le pouvoir d'achat des populations a été fortement amenuisé depuis plusieurs mois. En effet, si bien avant cela on se plaignait du coût élevé de certaines denrées alimentaires, notamment après la dévaluation du franc CFA, force est de constater que ces dernières années, en raison de la hausse du prix du baril du pétrole, la situation a pris des proportions telles que les autorités maliennes furent obligées de prendre des mesures d'exonération sur l'importation de certains produits alimentaires et l'essence.

L'objectif qui était de maintenir les prix à des proportions acceptables a été atteint, même si les attentes des populations n'ont pu être tout à fait comblées. La situation, il faut le rappeler, avait scandalisé nombre de citoyens pour lesquels elle allait aller de mal en pis.

Heureusement qu'il y a eu plus de peur que de mal dans la mesure où la réaction des autorités a été prompte et des actions se poursuivront pour que désormais nous ne soyons pas surpris par des hausses anarchiques de prix.

DES LUEURS D'ESPOIR

A présent, il y a des lueurs d'espoir que la situation socio-économique aille s'améliorant et cela pour plusieurs raisons. En effet, les autorités, à travers le Premier ministre et le ministre de l'Agriculture, ont développé l'initiative riz qui a donné des résultats satisfaisants, encourageants pour la première année.

Il est aujourd'hui question d'une bonne gestion de la moisson pour qu'elle soi rationnelle et que, d'ici les prochaines récoltes, les consommateurs ne soient pas confrontés à la pénurie ou à la flambée des prix du fait de la spéculation à outrance de la part de certains opérateurs économiques ou des producteurs qui seraient amenés à brader une partie de leur production. C'est cela aujourd'hui la question d'actualité après que le Premier ministre eût donné le premier coup de pioche dans une zone de culture du riz pour annoncer le début des récoltes.

L'EQUATION DU PRIX DU PETROLE

Nous avons assisté ces derniers mois à la hausse continuelle du prix du pétrole à travers le monde.

Consécutivement à cela, les prix de tous les produits et services ont flambé, rendant la survie difficile au Mali comme ailleurs en Afrique, voire au-delà des frontières africaines.

Les consommateurs ne se sont pas encore remis de ce choc. Cependant, ces derniers moments, le prix du baril du pétrole qui avait atteint 140 dollars est en train de baisser et il se trouve depuis quelques jours à moins de 70 dollars. Cette nouvelle intéresse tout le monde, parce qu'elle augure de la baisse des prix.

LES CONSOMMATEURS A LA MERCI DES COMMERÇANTS

Mais malheureusement ce n'est pas encore le cas. C'est cela que certains consommateurs onl du mal à comprendre aujourd'hui. En effet, les prix sont demeurés tels que quand il y avait la hausse, le pétrole étant vendu toujours au même prix, les frais de transport qui ont aussi connu des hausses sont maintenus. A qui la faute? Aux commerçants? A l'Etat? Aux consommateurs? Le moins qu'on puisse dire, c'est que le consommateur est à la merci des commerçants. Quant aux commerçants, ils ne demandent jamais mieux que les hausses de prix, pourvu qu'ils puissent en tirer profits. Au regard de tout cela, c'est au gouvernement qu'il appartient de prendre des dispositions en vue de mettre les consommateurs à l'abri des surenchères.

DES MESURES A PRENDRE

Le tout doit commencer par l'exigence aux importateurs de carburants de baisser les prix pour les répercussions soient ressenties par les consommateurs. Abandonné à eux mêmes, ils n'y penseront pas. Pourtant, il importe qu'il existe un mécanisme efficient de contrôle et de fixation des prix par les autorités de tutelle. Ce sont les associations de consommateurs qui devraient exiger cela, mais hélas.

Pourtant, l'amélioration des conditions de vie des populations passe forcement par là. Le problème de contrôle des prix sur le marché est une équation qu'il faudra chercher résoudre pour un mieux être des consommateurs. En effet, le service des anciennes Affaires Economiques, actuelle Direction Nationale du Commerce et de la Concurrence (DNCC) ne parvient pas à faire face à cette préoccupation.

Pourtant, ce service doit non seulement procéder au contrôle des poids et mesures et être chargé du contrôle des prix sur le marché de certains produits quoi que nous sommes dans un contexte de libéralisme économique. Espérons que cela sera compris à temps par les autorités et les associations de consommateurs.

Moussa SOW

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