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Le patronat malien face à la crise financière : Sous l’orage des incertitudes
(Le Scorpion 06/11/2008)

Maintes fois interpellés par des dinosaures économiques sur les conséquences éventuelles de la crise financière internationale qui secoue présentement le monde entier, les responsables du Conseil national du patronat malien (CNPM) décident finalement de sortir de leur coquille insonorisée. Ainsi, le président Moussa Balla Coulibaly et son staff ont organisé une conférence d'information sur l'impact réel que la crise financière peut avoir sur les entreprises maliennes. C'était mardi à l'Hôtel Radisson, en présence du ministre des Finances, Abou Bakar Traoré ainsi que du président de la CCIM Jeamille Bittar.

Cette importante rencontre a regroupé des chefs d'entreprises, des responsables de groupements professionnels, des partenaires au développement et des responsables des administrations économiques. Il s'agissait pour les initiateurs d'éclairer les uns et les autres sur cette crise et de ses effets possibles sur les entreprises maliennes. Pour la circonstance, le patronat a fait appel à des têtes éclairées : Alhadji Diouggel Bocoum Directeur général du Fonds de garantie hypothécaire du Mali (FGHM) et représentant de l'Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF); Jacques-Gaëtan Tobo de la Société financière ouest africaine-gestion.

Faisant le point de la situation, le patron du FGHM a expliqué que la crise tire sa source de différents facteurs. On note entre autres : les conséquences de la libéralisation excessive du marché, la précarité de certains fondamentaux de l'économie internationale, le boom économique des pays émergents pourvoyeurs d'investissements et les dysfonctionnements constatés du marché immobilier, singulièrement celui des Etats-Unis. Aux dires de Alhadji Diouggel Bocoum, les analyses de la BCEAO laissent apparaître que les effets directs de la crise sur le système bancaire et financier de l'Union sont globalement faibles.

Impact différé sur notre économie
Cependant, a-t-il dit, la BCEAO stigmatise les risques de propagation des effets de la crise sur nos économies et les menaces de déstabilisation bancaire et financier dans son ensemble. Globalement, au Mali, les secteurs concernés sont : le secteur bancaire, le commerce extérieur, notamment les matières premières minières, énergétiques et agricoles et la mobilisation des ressources.

Au finish, le spécialiste a fait cette mise en garde : “ nous devons demeurer conscients du fait que cette crise aura un impact différé sur notre économie ”. Et d'ajouter : “ nous sommes largement tributaires des importations du marché international et notre approvisionnement en ressources dépend des taux et conditions de ce marché. Il faut s'attendre à une aggravation des conséquences induites de la crise sur nos économies nationales en dépit de la restructuration du marché financier international ”.

Parlant de la crise, de son évolution et de l'impact qu'elle peut avoir sur les entreprises, Jacques-Gaëtan Tobo a aussi soufflé le chaud et le froid. “ La crise financière n'a pas d'impact direct sur l'économie Malienne. En effet, les facteurs à l'origine du déclenchement de la crise aux Etats-Unis, et sa propagation en Europe sont inexistants chez nous : les crédits immobiliers sont réglementés et l'exposition aux placements dans les fonds de titrisation est quasi nulle voire inexistante ”, a-t-il argué. Toutefois, l'analyste d'avertir que l'impact de cette crise financière se ressentira davantage dans l'économie “ réelle ”. En ce sens que la récession qui s'est installée aux Etats-Unis et qui a vite touché l'Europe, un des principaux partenaires commerciaux du Mali, va sans aucun doute avoir un incident sur la croissance économique.

Face à l'orage des incertitudes, le ministre des Fiances pense qu'il urge au Gofernement de conduire des réformes allant dans le sens de l'amélioration du climat des affaires et de la qualité des productions au niveau des entreprises. Il s'agira surtout de diversifier la production dans le secteur agricole.

M.Maïga

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