IN ENGLISH
EN FRANCAIS
EN ESPANOL
Recherche annuaire:
Par raison sociale:
Par produits:

Offres d'Emploi
Avis d'Appel d'Offres
Opportunités d'Affaires
Annonces Immobilières
Nouvelles Economiques
Nouvelles Entreprises
Convertisseur de Monnaies
Banque de CV
Petites annonces

  
    
    
    
    
  

MALIPAGES.COM

 

 

 

Diminution du prix du pain : L'État et les fournisseurs se sont donné la main
(L'Essor 23/11/2007)

6000 tonnes de farine ont été subventionnées pour tirer les prix vers le bas.
Chacun y a mis du sien afin que la situation redevienne supportable pour les consommateurs maliens. Les fournisseurs de farine vont rogner sur leurs marges. Et le gouvernement a, de son côté, consenti un important sacrifice financier pour aider à rétablir le prix antérieur du pain, prix qui avait pris l'ascenseur la semaine dernière. L'effort exceptionnel de l'Etat coûtera au Trésor public plus de 300 millions de Fcfa. Cette enveloppe devra servir à subventionner la cession de 6 000 tonnes de farine de blé aux boulangers à un prix qui permettra à ces structures de revenir aux tarifs de vente pratiqués avant la hausse. Pour bien comprendre ce mécanisme, il est utile de souligner l'envol qu'a connu le prix du sac de farine. Vendu à 15 500 Fcfa il y a moins d'une année, il a grimpé à 21 000 Fcfa ces derniers temps. La cause de ce phénomène est connu, c'est la flambée des prix du blé sur le marché mondial.
La subvention gouvernementale permettra que le sac de farine soit cèdé à 17 500 Fcfa dans les magasins de Bakorè Sylla, de Modibo Kéïta et des Grands moulins du Mali (GGM). Ces trois grands fournisseurs de farine ont accepté d'accompagner le gouvernement en vue d'éviter que dans notre pays le renchérissement du pain soit cause de grogne, voire de troubles comme cela s'est produit ailleurs. "Aucun sacrifice n'est de trop pour sauvegarder la paix et la tranquillité dans notre pays", a déclaré le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM), Jeamile Bittar, dont la structure avait pris l'initiative de réunir tous les acteurs de la filière (boulangers, livreurs et commerçants) après avoir constataté le mécontentement des consommateurs à la suite de la hausse des prix du pain.
Selon le président de la CCIM, la qualité d'écoute a été au rendez-vous lors de cette réunion. Trois faits se sont imposés sans restrictions à l'esprit des acteurs de la filière. Primo, le pain est aujourd'hui un produit stratégique dans les habitudes de consommation des Maliens et tout ce qui le touche (surtout en terme de hausse) peut entraîner des répercussions sociales non négligeables. Deuxio, les activités de la filière pourraient se trouver gravement perturbées si jamais la grogne des consommateurs persistait ou s'aggravait. Tertio, la marge d'intervention du gouvernement dans cette crise est plus que limitée. Notre pays ne produit pas suffisament de blé pour envisager dans le court terme une alternative nationale aux exportations. Il ne peut non plus étendre au-dela d'un certain niveau son intervention pour influer sur les prix.
C'est donc forts de ces constats que les trois grands fournisseurs ont proposé au gouvernement une alternative qui permettrait d'annuler la récente hausse. En retour, l'État s'engage à soutenir les actions de promotion de la culture du blé au Mali et de poursuivre les échanges avec les opérateurs économiques de la filière, sous la houlette de la CCIM en vue de trouver des solutions durables au problème de pain dans notre pays. En ce qui concerne la première action, il s'agit d'appuyer la Compagnie malienne de développement du blé (CMDB), engagée dans la production du blé local. Signalons que le Mali dispose de la plus grande réserve de culture du blé dans la sous-région. Selon les spécialistes, il pourrait à lui seul mettre sur le marché sous-régional plus d'un million de tonnes de blé par an, si la filière est bien organisée. La culture se pratiquerait en contre saison et les essais effectués se sont révèlés satisfaisant dans la zone de l'Office du Niger, à Koulikoro et à Sélingué.
Les acteurs de la filière ont d'autre part souhaité que le gouvernement s'investisse à leurs côtés pour l'assainissement de la profession de boulanger. Selon Mamadou Lamine Haïdara, président du Cadre de concertation de la filière pain, le secteur est gangrené par des boulangeries clandestines. Celles-ci livrent une concurrence déloyale aux artisans honorablement établis (127 boulangeries autorisées dans le district de Bamako), en offrant du pain très souvent de "mauvaise qualité", mais à moindre prix. Dans la conjoncture actuelle, les consommateurs sont particulièrement sensibles au second argument. Quitte à fermer les yeux sur le premier.

A O. DIALLO

© Copyright L'Essor

Archives

Nouvelles économiques du mois d'octobre Nouvelles économiques du mois de septembre Nouvelles économiques du mois d'août
Nouvelles économiques du mois de juillet Nouvelles économiques du mois de juin Nouvelles économiques du mois de mai
Nouvelles économiques du mois d'avril Nouvelles économiques du mois de mars Nouvelles économiques du mois de février


Web Malipages.com