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Denrées de première nécessité: la tendance à la stabilité
(L'Essor 21/11/2007)

Si les prix sont sujets à des fluctuations, ils ne connaissent pas de montées en flèche

Il ressort des notes d'information périodique de la Direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC), qu'à la date du 15 novembre dernier, les prix des principaux produits alimentaires de première nécessité ont certes été très fluctuants ces derniers temps, mais ils ont tout de même maintenu une relative stabilité sur les principaux marchés du pays, exceptés les marchés des régions du nord.
Sur les principaux marchés du District, le sucre a été vendu entre 350 et 375 Fcfa. Le lait en poudre, qui connaît une hausse vertigineuse depuis juin dernier, s'est maintenu dans la fourchette de 2750 à 3000 Fcfa, le kilo selon les endroits. Le thé a été cédé entre 2000 et 3000 Fcfa le kilo. Le sel a oscillé entre 120 et 150 Fcfa le kilo. La farine a légèrement augmenté par rapport au mois de juin dernier. Elle est actuellement vendue entre 400 et 450 Fcfa le kilo, contre 300 et 375 Fcfa/kg. Et le prix actuel devra probablement s'ajuster encore en fonction de la nouvelle situation du marché.
En attendant l'aboutissement des négociations en cours entre le gouvernement et les opérateurs de la filière pain, le sac de la farine du blé, produite par les Grands moulins du Mali (GGM), sera vendu à 21 500 Fcfa contre 15 500 Fcfa, il y a moins d'une année. Cela est dû à la montée des cours mondiaux du blé. D'où un mouvement à la hausse du prix du pain par les boulangers (voir l'article paru la semaine dernière dans cette rubrique). L'huile également est restée fluctuante sur le marché entre 700 et 800 Fcfa par endroits.
Toutefois, en faisant une comparaison entre ces prix actuellement pratiqués sur le marché et ceux pratiqués en juin dernier, on peut observer une certaine tendance à la baisse, sur certains produits, notamment le sucre. Le marché s'était caractérisé par d'importantes variations, les prix ont oscillé entre 380 à 500 Fcfa/kg. Les marchés les plus chers ont été ceux de Gao et de Kidal avec respectivement 425 et 500 Fcfa/kg. Le prix moyen du sucre avait augmenté de 2 Fcfa/kg. Par rapport à son niveau, à la même période en 2006, le prix du sucre était en baisse de 8%. En ce qu'il s'agit de la farine de froment, les prix sur le marché ont varié entre 300 et 375 Fcfa/kg. Par rapport au mois d'avril, le prix moyen de la farine a augmenté de 8 Fcfa/kg. Comparé à son niveau à la même période en 2006, le prix moyen de la farine a augmenté de 4%. Cette tendance à la hausse se poursuit encore avec les récents événements intervenus sur le marché.

Repli perceptible. Le prix du lait en poudre, qui a pris l'ascenseur depuis un certain temps, maintient certes le cap, mais connaît un certain repli. En juin dernier, les prix pratiqués ont oscillé entre 2466 et 3250 Fcfa/kg. Les marchés les plus chers ont été ceux de Kidal, Gao et Sikasso où les prix ont varié entre 2800 et 3250 Fcfa/kg. Une augmentation de 24 Fcfa/kg a été enregistrée sur les prix moyens du lait en poudre entre le mois d'avril et le mois de mai dernier. Cette augmentation est toujours plus sensible sur les prix pratiqués sur les marchés. Elle s'explique par le comportement du marché international.
S'agissant de l'huile, l'on constate la présence constante d'une fluctuation sur le marché, même si une certaine tendance à la baisse est perceptible par endroits. En juin dernier, le prix de l'huile variait entre 600 et 750 Fcfa/litre sur le marché. Par rapport à la même période en 2006, le prix moyen de l'huile est en baisse de 6%. Malgré la pénurie de graines de coton, le marché de l'huile ne présente pas d'inquiétudes. Quant aux céréales sèches, par rapport au mois précédent, la baisse des prix a été marginale. Les prix sont restés presque relativement stagnants (voir l'article sur la situation hebdomadaire du marché céréalier).
Par ailleurs, il convient de signaler que certaines augmentations sur nos marchés obéissent plus à des mouvements d'humeur des commerçants qu'à la rationalité économique. Selon un vendeur d'oignon que nous avons rencontré, le dimanche dernier, au marché de Niaréla, les opérateurs économiques peuvent procéder dès fois à des augmentations sur la base de simples informations souvent nos fondées. Des rumeurs de pénurie de produits suffisent pour que certains commerçants procèdent à des augmentations injustifiées des prix, en se fiant tout simplement aux règles classiques d'augmentation ou de baisse : "la loi de l'offre et de la demande". Et face à ces genres de manoeuvres, les pouvoirs publics disposent de très peu de marges de manoeuvre pour réguler les prix. Car dans un régime libéral, le principe de fixation des prix est proscrit. Le marché s'autorégule suivant ses propres règles. Mais la seule alternative à la cherté des produits est la production en masse. L'État peut encourager et aider les entreprises à créer les conditions de productivité.

A. O. DIALLO

© Copyright L'Essor

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