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Le Mali à la fin du FRPC du FMI: Bonne tenue de
route de léconomie malgré le non respect de certains
critères de performance Faire le point des relations du Mali avec linstitution de Bretton Woods sur la 6e et dernière revue de son programme de réduction de la pauvreté et la croissance avec le Fonds monétaire international, tel était lobjet de la conférence de presse animée hier mercredi par le Représentant résident du FMI au Mali, le Sénégalais Abdoul Aziz Wane. Cétait à son siège à la Direction de la dette publique. Le Mali vient dachever son 6e et dernier programme de facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) avec le Fonds monétaire international. A cette occasion, les administrateurs du Mali au FMI se sont réunis le 31 octobre dernier. Au cours de cette rencontre, ils ont examiné la situation financière de notre pays et approuvé la 6e revue avec les conclusions accompagnées dune demande de dérogation " pour nos insuffisances ". Si pour eux, dans lensemble, léconomie malienne tient la route avec un taux de croissance estimatif de 4,3% pour 2007, " il reste des efforts à faire dans le domaine des critères de performance ". En effet, le Mali na pas pu respecter les critères de performance. Pour lui, les critères non satisfaits par le Mali sont au nombre de trois : notre pays sétait engagé à donner à la BHM des pouvoirs de trésor. Par ces pouvoirs, la BHM serait en mesure de recouvrer ses créances sans passer par des procès. " Au moment du Conseil, cela navait pas été fait. Mais, à louverture de la session de lAssemblée nationale, un projet de loi vient dêtre déposé dans ce sens ", a dit le Représentant Abdoul Aziz. Wane. Les deux autres critères non tenus par lEtat malien sont relatifs à la Caisse des retraites du Mali (CRM). Le Mali avait promis lassainissement de la situation de cette caisse, ce qui nest pas encore fait. Ensuite, le programme du FMI, avec le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) linitiative PPTE... ont tous pour finalité de permettre à notre pays de ne plus entrer dans les dettes non concessionnelles, des "dettes chères ". Or, le Mali vient de sendetter auprès de la Banque Islamique de Développement à des taux qui nentrent pas dans ce critère, ce qui nest pas du goût du FMI, aux dires du Représentant Résident. Que va t-il se passer maintenant que le Mali a fini son programme ? "
Les autorités ont le choix entre une nouvelle facilité pour
la réduction de la pauvreté et la croissance qui permettrait
de mieux consolider, ou un nouveau programme, lInstrument de Support
de Politique Economique (ISPE), qui est plus contraignant. Elles peuvent
choisir également de ne plus avoir de programme ", dexpliquer
M. Wane. © Copyright L'Indépendant Archives |
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