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Une nouvelle loi pour les acteurs économiques
La politique de libéralisation de léconomie, engagée par le Mali dans les années 1980, la conduit à adopter, en Avril 1992, une ordonnance instituant la liberté des prix et de la concurrence. Ledit texte sest révélé insuffisant, suite à la signature, par notre pays, le 10 janvier 1994, du Traité instituant lUnion Economique et Monétaire Ouest Africaine, dont larticle 76 stipule, entre autres : Linstitution des règles communes de concurrence est applicable aux entreprises publiques et privées ainsi quaux aides publiques. Certaines dispositions, notamment les articles 86, 89 et 90 du Traité, énoncent certaines interdictions en matière de concurrence, tout en dotant la commission de lUEMOA dun pouvoir de décision. En application de ces dispositions sont intervenus les règlements du conseil des Ministres de lUEMOA. De la nouvelles loi, on retiendra quelle sapplique à toutes les activités de production, de distribution et de services, y compris celles qui sont le fait de personnes publiques. Les dispositions visent à assurer une concurrence loyale et saine entre tous les acteurs de la vie économique. Le document édicte le principe de la liberté des prix, en indiquant que ces prix sont déterminés par le jeu de la concurrence. Toutefois, la nouvelle règlementation prévoit que le gouvernement peut, par Décret pris en conseil de ministres, règlementer les prix ou les fixer dans certaines conditions: limitation de la concurrence par les prix, situation de crise ou de hausse excessive sur le marché, cas de convention appropriée. Elle définit les pratiques de concurrence déloyale, énonce les dispositions visant linformation, la protection du consommateur et les pratiques anti-concurrentielles communautaires, traite de la constatation de la poursuite et de la répression des infractions. La nouvelle législation interdit les pratiques de concurrence déloyale, tel que les prix imposés, la vente à perte, les prix dappel, les publicités mensongères, les manoeuvres frauduleuses, comme la vente de produits périmés ou le répartition de stocks. Elle édicte des mesures dassainissement du marché et de protection du consommateur, à travers lobligation de délivrance dune facture, dinformation, et de mention sur les emballages,lidentification des produits, leur composition et leur mode demploi. Un dispositif répressif assez dissuasif est prévu, allant de la peine damende à lemprisonnement, avec possibilité de saisie des produits et un pouvoir de fermeture des locaux, par le Directeur national de la concurrence. Cette loi na pas pour autant méconnu la particularité du droit pénal des affaires, puisquell prévoit un droit de transaction pouvant déboucher sur lextinction de laction publique. Enfin la nouvelle loi institue un Conseil national de la concurrence, pour conseiller le gouvernement et fournir un rapport annuel sur lévaluation de la concurrence. Compte tenu des changements apportés, les députés, par une majorité des voix, ont adopté le texte défendu par Mme Bah Fatoumata Nené Sy. Laya DIARRA © Copyright Soir de Bamako Archives |
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