| ![]() | Recherche annuaire: | |||||
|
Gouvernance au Mali: La liberté dentreprendre
depuis 20 ans Etat de préparation du Mali à la mondialisation, à la stabilité macroéconomique ; ouverture commerciale et libéralisation progressive de léconomie ; réforme du droit du travail ; réhabilitation et promotion du secteur privé et privatisations du secteur public et parapublic constituent un volet important de la gouvernance au Mali, tel quil ressort du rapport du Mali. La légitimité de lEtat peut être remise en cause du fait dun certain nombre de facteurs. La légitimité comprend deux déterminants essentiels : le consentement et labsence de révolte. « Est légitime lEtat qui ne vit pas seulement du consensus, mais de labsence de révolte ». La rupture du consensus peut prendre plusieurs formes : manifestations de rue, grèves, abstentions massives pendant les élections. Car la rupture, comme le consentement, peut être active ou passive, violente ou pacifique. La légitimité nest pas un attribut permanent. Le caractère récurrent de certaines crises montre que la légitimité peut toujours être remise en question. La légitimité est un processus qui doit être constamment renouvelé, testé et mis à jour en fonction des exigences du temps et des normes en vigueur au niveau national, régional et international. Il y a longtemps que le Mali a commencé à se positionner de manière positive face à la mondialisation en sinspirant de lexemple des pays qui ont enregistré les meilleures performances ces dernières années et qui ont ainsi pu bénéficier des tendances récentes. Pour se préparer à une mondialisation mutuellement avantageuse et réussir son intégration dans léconomie mondiale, le Mali sest fixé comme objectifs : réaliser et préserver la stabilité macroéconomique ; promouvoir louverture au commerce et au flux des capitaux ; réformer et adapter le droit du travail ; réhabiliter et promouvoir le développement dun secteur privé dynamique. Louverture commerciale du Mali remonte à 1988 avec les premiers programmes dajustement structurels sous légide du FMI. Depuis, selon le rapport de lOMC sur les pratiques et les politiques commerciales du Mali de 1998, des efforts louables ont été entrepris pour ouvrir léconomie malienne, réduire la pression fiscale, privatiser les entreprises publiques, simplifier les structures des droits et taxes dentrée, abolir les taxes et droits de sortie pour favoriser les exportations, introduire la TVA et les zones franches. Des réformes denvergure Pour bien profiter de la libéralisation des échanges, le Mali sest efforcé de comprendre les règles du système commercial multilatéral. « Le programme Jitap (Programme intégré conjoint dassistance technique) a pour objectif de créer et de renforcer la capacité des pays africains partenaires à intégrer le SCM. Il est exécuté conjointement par le CCI, la Cnuced et lOMC et ce, en coopération avec les pays bénéficiaires ». Le Jitap a pour objectifs : la mise en place dune capacité réelle pour la mise en uvre des accords de lOMC, les négociations commerciales et la formulation de politiques commerciales y afférentes ; le développement dune base nationale des connaissances sur le SCM ; le renforcement des capacités des entreprises à exporter vers les marchés existants et nouveaux. « En plus de cette initiative pilote, on peut noter la présence au Mali de programmes dassistance technique liés au commerce comme : Trade Mali, Programme OTC et MPS, un programme de formation en procédures de facilitation des échanges commerciaux et dassistance aux douanes avec le système Sydonia mis en place par la Cnuced en 1982 », souligne le rapport. Loption en faveur de léconomie libérale date de 1984 (sous la 2e République) par la signature des accords dajustement structurel avec les institutions de Bretton Woods. Cest en ce moment que le Mali sengage dans un processus de réforme de grande envergure avec comme objectifs le recentrage du rôle de lEtat et la promotion du secteur privé comme moteur de la croissance. Il est du reste intéressant de noter que le Conseil national du patronat a été créé en 1980. Il faudra toutefois attendre lavènement de la IIIe République pour assister à la réhabilitation et à la promotion du secteur privé. Suite à une étude diagnostique du secteur des entreprises publiques en 1981, un Programme dajustement structurel des entreprises publiques - Pasep) fut mis en place. Cest également en 1986 que les licences dimportation et dexportation ont été supprimées et que les certificats dimportation et dexportation sans conditionnement ont été institués. De 1986 à 1988 tous les monopoles dEtat concernant les importations des produits de première nécessité et de produits pharmaceutiques sont supprimés. Les subventions à lexportation des produits agricoles sont également supprimées ainsi que le monopole du commerce des céréales. La liberté des prix du marché des céréales est instituée. La IIIe République poursuivra et amplifiera ces réformes afin de faciliter la transition vers léconomie de marché et louverture de léconomie malienne. Alexis Kalambry © Copyright Les Echos Archives |
| |