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Recherche minière au Mali: MMH passe à
la vitesse supérieure L'Union nationale des opérateurs miniers du Mali (Unomin), avec à sa tête M. Diarassouba, a entrepris de donner un coup d'accélérateur à la recherche et à la diversification des mines au Mali. En plus, pour permettre l'émergence d'investisseurs nationaux dans le secteur. A cet effet, Unomin a créé une branche économique, Mali Mine House (MMH) qui a réussi à créer une joint-venture avec Camec, une société de droit anglaise, spécialisée dans la recherche, la prospection et l'exploitation minière. Ce partenariat donne un coup d'accélérateur à la diversification minière dans notre pays. Camec est une grosse société, qui revendique pas moins d'un milliard de dollars de capitalisation boursière. Elle est déjà présente dans d'autres pays africains, comme le Soudan (exploitation pétrolière), RDC (mines)... MMH regroupe au moins 25 opérateurs nationaux qui ont tous accepté de mettre leur permis à la disposition de Camec et de Mali Minerai Ressources, l'entité économique créée par l'ensemble pour la cause. Les recherches portent sur « les minéraux industriels de base ». Depuis dimanche, les membres du conseil d'administration de MMH et les responsables de Camec sont à Kayes pour installer une antenne locale. Une antenne similaire est déjà à Sikasso. A ce niveau, des études ont déjà été menées, les résultats envoyés en Australie se sont montrés concluants. « Avec Camec, nous visons la diversification minière, nous voulons sortir du cercle vicieux de l'or et nous approprier de toutes les richesses du sous-sol », affirme M. Diarassouba. Camec avait sa représentation africaine basée au Nigeria, mais l'Unomin a réussi à l'amener chez nous. C'est désormais donc du Mali que cette société couvre le reste de la région. 8 % des réserves mondiales de bauxite Pour Diarassouba, « l'or n'est pas industrialisante. C'est pourquoi nous nous diversifions dans d'autres mines comme la bauxite, le manganèse, les phosphates... », des matières sur lesquelles MMH et son partenaire ont des visées. Notre interlocuteur déplore l'absence totale d'actionnaires maliens dans les seniors comme Semos ou Somilo. « Ce ne sera pas le cas avec Camec, car nous avons discuté pendant 8 mois, nuit et jour pour asseoir un partenariat ». « Nous allons créer de la valeur ajoutée et éviter à nos jeunes de prendre la route de l'Europe, d'aller mourir dans le désert ou aux grilles de Ceuta et Melilla », ajoute Diarassouba. Camec s'est donné 18 mois pour se faire une religion sur la situation de notre sous-sol. Il y a déjà eu une découverte de gisement « prometteur » de bauxite à Kignan, avec une réserve estimée à 2 milliards de tonnes, sans compter les anciens sites déjà connus. Il y a moins de trois semaines, l'Union des géologues des USA a fait un communiqué dans lequel elle affirme que notre pays détient les 8 % des réserves mondiales de bauxite. Le centre qui a été installé hier lundi à Kéniéba, dans la région de Kayes, devrait, selon le président Diarassouba, « servir de centre stratégique de rencontre et d'émergence de richesse ». A terme, il est envisagé la construction d'une usine d'alumine au Mali, pour créer de la valeur ajoutée. Alexis Kalambry © Copyright Les Echos Archives |