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Ramadan: une armada de boissons pour la grande soif (L'Essor
08/11/2004) Drink Lezzo, Jolly Jus, Star, Stir Up, Turbo, Foster Clark's,
derrière ces noms exotiques et sonores, avancent une armada de boissons
(en poudre ou en concentré) qui a envahi le marché. Pratiquement
chaque jour, de nouvelles marques se font découvrir. Ces boissons, très
bon marché, rafraîchissantes et offrant de gros volumes après
dilution, font évidemment le bonheur des consommateurs en ce mois de ramadan.
Les prix défient véritablement toute concurrence. Par exemple, le
sachet Foster Clark's de 5 grammes coûte 175 F CFA alors que celui de Jolly
Jus du même poids vaut ... 50 F. Quand on sait qu'avec un sachet, on peut
obtenir un litre de boisson ou même deux, l'on comprend facilement l'engouement
des consommateurs pour ces produits en ce mois de ramadan où les boissons
sucrées sont particulièrement prisées. Et les revendeurs
se frottent la main. Ce n'est pas Fatou N'Diaye vendeuse au marché Dabanani
qui a abandonné son commerce de savon pour investir le créneau,
qui dira le contraire. "Ça marche vraiment, reconnaît Awa Traoré,
une autre vendeuse. J'achète le carton à 1000 F et je revends en
détail par sachet. Sur chaque carton, j'ai au moins de 500 F de bénéfice.
Et en ce mois de carême, ces produits s'écoulent comme des petits
pains". Du côté des clients, la même satisfaction s'affiche.
"Moi j'ai une grande famille. Les temps sont trop durs pour qu'on puisse
s'offrir le luxe d'acheter des boissons classiques en bouteille pour la famille.
Avec ces nouveaux produits, je n'ai plus à me casser la tête",
témoigne Moussa Diané. Seul bémol : un arrière
goût désagréable, parfois amer, que laissent dans la gorge
certaines de ces boissons. Nombre de consommateurs l'ont relevé. Ce constat
conduit évidemment à s'interroger sur la qualité des produits
et sur le contrôle qui doit la garantir. Le représentant de Foster
Clark's au Mali, Ousmane Touré, balaie d'un revers de main cette inquiétude
en faisant valoir qu'il détient une autorisation d'importation et de vente
du Mali. Son produit, dit-il vient de Malte et est "pure nature". La
plupart des autres boissons proviendraient d'Afrique du Sud. Le consommateur
est-il rassuré pour autant ? Il aura bien le temps de s'en inquiéter
après le Ramadan. Pour l'instant il savoure la fraîcheur et le sucré
qui le désaltèrent sans vider son portefeuille et c'est bien suffisant
à son bonheur. Fanta DJIGA © Copyright Les Echos
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