IN ENGLISH
EN FRANCAIS
EN ESPANOL

Recherche annuaire:
Par raison sociale:
Par téléphone:
Par produits:
Par ville:
CVthèque
Nouvelles Entreprises
Nouvelles Economiques
Inscription dans l'Annuaire
Contactez Nous
  
    
    
    
    
  

MALIPAGES.COM

Douane : l'ombre de la crise ivoirienne
(L'Essor 13/11/2003)

Burkina Faso, Mali et Niger réfléchissent à la meilleure manière d'accompagner leurs opérateurs économiques fortement fragilisés

On parlera beaucoup de la Côte d'Ivoire à la 4ème rencontre des administrations douanières du Burkina Faso, du Mali et du Niger qui se tient depuis hier, et pour deux jours, à Bamako. Pourtant notre voisin du sud ne figure pas nominalement sur un ordre du jour affichant trois points : l'examen du chronogramme d'exécution des résolutions issues de la troisième rencontre tenue à Ouagadougou les 23 et 24 novembre 2000, l'évaluation de la coopération douanière et, enfin, l'application du TRIE (Transit routier inter Etat) unique entre les trois États.
Mais la crise ivoirienne s'invitera forcément aux travaux de la rencontre de Bamako car comme le soulignera Cheick Keïta, le directeur général des douanes maliennes, elle "a eu des effets négatifs sur les tissus économiques, le commerce sous régional et international et sur les secteurs des transports de nos États". Les mouvements des marchandises, les activités des opérateurs économiques, singulièrement ceux du commerce international en ont été affectés relèvera-t-il.
Mme Touré Zombré Françoise des douanes du Burkina Faso, rappellera le déroutement des marchandises d'Abidjan vers d'autres ports de la sous région, notamment ceux de Tema au Ghana et de Lomé. Du coup, le Burkina Faso dut faire face à un accroissement important du trafic de marchandises en transit. Cette surabondance d'activités de transit, imposa à la douane burkinabé un redéploiement de personnel vers les bureaux de Bitou et Dakola, le réaménagement des horaires de travail pour assurer la permanence des opérations et l'ouverture d'un registre pour chaque destination pour améliorer la fluidité du trafic. Mme Touré avertira : "nos administrations douanières sont confrontées à une recrudescence de la fraude, véritable fléau pour les économies de nos États".
Traitant de l'intégration, le Nigerien Djibril Hanounou analysera les conséquences de la superposition des deux schémas de libéralisation -UEMOA et CEDEAO- sur le rythme du désarmement tarifaire et sur la répartition des charges fiscales.
Les experts des trois pays vont aussi étudier l'acheminement des marchandises à travers des corridors sous-régionaux qui constituent un pas important dans la facilitation du transit.
Cheick Keïta ira plus loin en évoquant l'expédition de marchandises, à partir des ports d'embarquement, avec l'accomplissement d'une seule et unique formalité douanière, en lieu et place de la "cascade" de formalités qui plombe le transport international aujourd'hui.
Le secrétaire général du ministère de l'Économie et des Finances, Bengaly N'Ko Traoré, a souligné la nécessité d'accompagner les opérateurs économiques fortement fragilisés par la crise ivoirienne. "Nous devons nous convaincre tous que les objectifs que nous nous assignons sont incompatibles avec l'opacité et la lourdeur de nos procédures de transit" a-t-il constaté.
Le responsable des recettes de la direction de la douane, Moumouni Djibrilla, a évalué le manque à gagner occasionné par la crise ivoirienne du 19 septembre 2002 au 30 juin 2003, à 22,48 milliards de Fcfa pour les douanes maliennes.

A.M. CISSE

© Copyright L'Essor

Nouvelles économiques du mois d'octobre

Nouvelles économiques du mois de septembre

Nouvelles économiques du mois d'août

Nouvelles économiques du mois de juillet

Nouvelles économiques du mois de juin

Nouvelles économiques du mois de mai

Nouvelles économiques du mois d'avril

Nouvelles économiques du mois de mars

Nouvelles économiques du mois de février

Nouvelles économiques du mois de janvier

Nouvelles économiques du mois de décembre

Nouvelles économiques du mois de novembre