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Marché céréalier:
Les mauvaises nouvelles s'accumulent (La Revue de presse du Cefib 20/11/2002)
Tous les observateurs s'accordent à
dire que la tension sera vive sur le marché céréalier cette
année. Le déficit prévisionnel annoncé de source officielle
se chiffre à 400 000 tonnes. Ce n'est pas pour rien que les députés
ont convoqué à l'hémicycle, la semaine dernière, le
ministre délégué chargé de la sécurité
alimentaire, Oumar Ibrahim Touré, pour qu'il expose les stratégies
du gouvernement pour chasser l'insécurité alimentaire qui frappe
à nos portes. Selon l'observatoire du marché agricole (OMA) dans
sa note sur les "Perspectives de l'évolution future des prix durant
la campagne de commercialisation 2002/2003, les marchés sont faiblement
approvisionnés en céréales locales. Le marché est
alimenté actuellement avec le riz importé. En fin septembre dernier,
26 000 tonnes de riz ont été importés dans le cadre de la
levée des taxes sur la valeur ajoutée sur 40 000 tonnes, décidée
par le gouvernement. Quant aux céréales sèches (mil, sorgho,
maïs), elles se raréfient sur le marché malien. Les évènements
de Côte d'Ivoire privent le marché malien d'une importante source
d'approvisionnement pour ce qui concernent le maïs. Les quantités
reçues par exemple de la sous-région (sorgho, maïs), entre
juin et septembre, se chiffrent à 14 000 tonnes. Aujourd'hui, seuls
le Burkina-Faso et dans une moindre mesure le Niger peuvent aider à l'approvisionnement
de notre marché. Dans ces deux pays, les récoltes ont été
bonnes. Pour ce qui concerne les autres pays voisins en l'occurrence le Sénégal
et la Mauritanie, les récoltes ont été mauvaises. La Mauritanie
a d'ailleurs lancé un appel à la solidarité internationale.
Quant au Sénégal, il a dû mettre en uvre un programme
d'urgence d'aide au monde rural de 50 000 tonnes de vivres. Les hausses des prix
observés de 70 à 80% plus élevées par rapport aux
mêmes périodes de l'année dernière. D'autres facteurs
pouvant tirer les prix vers le haut : la faiblesse des stocks. Le stock national
de sécurité (10 546 tonnes), a révélé le ministre
délégué devant les députés, n'a jamais été
aussi bas. Oumar Ibrahim Touré a annoncé que des appels d'offre
seront lancés pour reconstituer le stock national de sécurité.
Ces achats pourraient contribuer à tirer les prix vers le haut s'ils doivent
se faire à partir des achats locaux de céréales sèches.
Bréhima
TOURÉ LES ECHOS DU 20/11 ©
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