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Conditionnement
et exportation de mangues : Une station d’une capacité de 1 000 tonnes ouverte
à Yanfolila Yanfolila, l'un des cercles de
la région de Sikasso, fait partie des plus importantes zones de productions
fruitières du Mali. Mais faute d'unités de conditionnement, une
quantité énorme de la production échappait au circuit de
la commercialisation. La nouvelle société fruitière de Yanfolila
arrive comme une aubaine. Le 11 octobre dernier,
dans la joie et l'allégresse, les populations de Yanfolila, recevaient
le chef de l'Etat, Amadou Toumani Touré pour deux événements
majeurs : l'inauguration officielle des 82 kms de voie bitumée reliant
Yanfolila à Bamako et celle de la nouvelle station de conditionnement et
d'exportation de mangues appelée société fruitière
de Yanfolila, fruit d'un dynamique partenariat entre le secteur public et privé
du pays. Financé à un peu plus de 350 millions de FCFA, cette nouvelle structure qui est une initiative personnelle du président Touré, vise à mieux valoriser les produits locaux en assurant leur transformation et conditionnement sur place. Gros producteur de
mangues en Afrique, le Mali a une capacité de production de 200.000 tonnes
de mangues par an. Mais, en l'absence d'une véritable organisation du secteur,
le pays, jusqu'à une date récente, tirait très peu de bénéfice
de la commercialisation de sa mangue, faute d'infrastructures adéquates
de conservation. Une situation qui était très symptomatique de tous les efforts que les acteurs de la filière et leurs partenaires se devaient de déployer pour que ce fruit très prisée sur le marché européen puisse être exploité dans les meilleures conditions et en faire une source supplémentaire de devises pour un pays qui compte dans sa partie sud d'importantes zones de production de mangues. C'est dans ce cadre, qu'à la faveur des récentes
journées bilans de la mangue organisées, il y a seulement quelques
semaines au CICB, le PCDA et certains de ses partenaires dont la Banque Mondiale,
avaient passé en revue l'ensemble des difficultés auxquelles fait
face actuellement la filière mangue au Mali. Les échanges ont particulièrement
porté sur la problématique du conditionnement de la production nationale,
l'emballage et l'exportation dans le respect des normes exigées par le
marché international. Pour répondre à un souci des producteurs et acteurs de la filière, le président de la République, a coupé le ruban symbolique des locaux de la nouvelle société fruitière de Yanfolila (SFY), qui a une capacité de conditionnement de 1000 tonnes. Opérationnelle depuis mai 2008, la SFY vient
répondre à un besoin pressant, celui de pouvoir centraliser
tous les fruits provenant des différentes localités du pays, assurer
leur trie, leur mise en emballage et leur expédition dans les meilleures
conditions sur le marché de la sous région et de l'Europe. L'usine
qui vient d'être inscrite au COLEACP (Comité de liaison Europe-ACP)
a aujourd'hui comme ambition de créer un pôle économique autour
de la filière des fruits et légumes. Elle entend, en plus de la
mangue, promouvoir la culture et l'exportation d'autres produits agricoles et
de rente comme le haricot vert, la tomate, la papaye, la banane… Avec une production nationale estimée à 100.000 tonnes de mangues par an, le Mali, selon les statistiques disponibles, n'exporte encore que seulement 1000 tonnes par an, soit 1% de cette production nationale. De concert avec une unité jumelle basée à Bougouni, la SFY entend ainsi porter le niveau des exportations de notre pays à 3000 tonnes de mangues par an. OUMAR DIAMOYE © Copyright L'Aube Archives |
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