Coton:
l'égrenage, un maillon important dans le processus de valorisation de la
fibre (L'Essor 17/10/2008) Ségou abrite depuis lundi un atelier
régional sur l'égrenage du coton. Cette formation organisée
par la CMDT grâce à l'appui financier du WACIP, le projet de renforcement
du secteur coton en Afrique de lOuest et du centre, regroupe dans la cité
des Balanzans, plus d'une cinquantaine de cotonculteurs maliens, béninois,
burkinabè, tchadiens et sénégalais. Ces égreneurs
des pays du C4 et du Sénégal ont besoin de parfaire et moderniser
leur bagage afin daméliorer les revenus tirés du coton. Ils
vont ainsi mesurer lefficacité du processus dégrenage
pour améliorer la production de la fibre, veiller à la qualité
qui fait la valeur marchande de la fibre et accroit les revenus des producteurs
et des égreneurs, chercher lefficacité dans le traitement
et la transformation du coton et nouer des liens avec les marchés régionaux
et internationaux du coton. Chercheurs, producteurs, égreneurs, bref
tous les acteurs concernés par la qualité, doivent bénéficier
d'appuis afin de définir la nature, les causes et les implications économiques
des problèmes de qualité du coton dans les pays du C4 (Mali, Bénin
Burkina et Tchad). A l'ouverture des travaux, David Benafel, responsable du
WACIP, a salué les efforts des experts (Université du Auburon, Samuel
Jackson, Lamas, Continental, COTLMES, CMDT) pour la réussite de cette formation.
Ladministrateur du projet a rappelé les objectifs de la formation
et son importance pour le WACIP. Bernard Jacquin, le directeur général
adjoint de la Compagnie malienne de développement textile a évoqué
la crise mondiale qui affecte le cours du coton. Le coton, relève-t-il
joue un rôle capital dans de nombreux pays du continent et constitue une
source particulièrement importante de revenus, demplois et de devises.
Il est par conséquent un moyen efficace de lutte pour la réduction
de la pauvreté. Au Mali, constate Bernard Jacquin, le coton joue un rôle
de locomotive dans léconomie nationale et fait vivre directement
ou indirectement plus de trois millions de personnes. En dépit des nombreux
aspects positifs que présente légrenage, souligne-t-il, des
problèmes persistent : faible productivité, insuffisance des systèmes
de stockage des balles et des graines de coton, temps darrêt fréquents,
mauvais état de certaines installations, non adoption des chaînes
de mesure intégrées pour le classement de la fibre. Le gouverneur
de la Région, Abou Sow, a remercié les organisateurs d'avoir convoqué
la session à Ségou et demandé aux participants, de réfléchir
à la possibilité pour la graine de coton de supplanter la fibre
en termes économiques. Plusieurs thèmes d'importances figurent
à l'ordre du jour de la rencontre de Ségou : les marchés
de la fibre africaine, la situation actuelle et des tendances futures, le processus
dégrenage, leffet de légrenage sur la qualité,
la maîtrise des coûts dans une société dégrenage
et l'évolution dynamique des différentes charges dexploitation
dans une usine dégrenage. Dougoufana TRAORÉ ORTM-
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