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Impacts de la crise financière sur les pays de lUEMOA:
des menaces sur la compétitivité et les flux de capitaux La crise financière survenue aux États-Unies menace le flux de capitaux à destination dAfrique. Léconomiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique, M. Shantayanan Devarajan qui assimile ce phénomène à une « faillite de la réglementation de lÉtat américain » avertit sur une baisse de la compétitivité des pays de lUnion économique et monétaire de lAfrique de lOuest Léconomiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique, est formel. « Limpact le plus négatif de la crise financière va se ressentir sur le flux de capital ». En conférence de presse, ce lundi 6 octobre à Washington, M. Shantayanan Devarajan, pense quavec cette crise financière qui sévit aux États-Unis et en Europe, les risques sont élevés pour les pays africains. A len croire, lAfrique a connu un accroissement très fort en matière dinvestissements fixes étrangers et dinvestissement pour les portefeuilles pendant les cinq à six ans précédentes. Avec cette morosité relevée dans la situation financière, M. Devarajan pense quil y a possibilité que ce flux de capital qui a nourri linvestissement en Afrique va diminuer dune manière profonde pour le continent. Une situation qui va alourdir les problèmes que traversent certains pays africains qui sont confrontés à une situation macro-économique liés à la crise financière ou pas. Dans ce cadre, léconomiste en chef de la banque mondiale a cité le cas de linflation en Éthiopie qui est à 60% alors que la balance commerciale est à 30% du Pib et lAfrique du Sud, dont la balance des comptes courants est à peu près à 8,2% du Pib. Pour ce qui est du cas des pays de la zone Cfa et particulièrement de lUemoa, M. Devarajan pense que « laccroissement de linflation dû à la crise alimentaire va diminuer la compétitivité de leurs économies à cause des taux de change fixe avec leuro ». En plus de cela, il pense que la dépréciation du dollar par rapport à leuro « va constituer un problème pour les exportations des pays de la CFA ». En somme, Léconomiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique pense quune récession économique des États-Unies ou de lEurope sur lAfrique aura un impact sur les produits de base comme le pétrole et les matières premières. Selon lui, « il y aura une diminution sur le prix du pétrole et ça va avoir des effets asymétriques pour les pays importateurs du pétrole par rapport aux pays exportateurs ». Lanalyse de cette crise financière montre également lépée de Damoclès qui pèse sur laide étrangère. M. Shantayanan Devarajan pense que « si la récession économique se traduit par une diminution des recettes fiscales des pays de lEurope et des Etats-Unis, il va avoir un effet sur laide étrangère qui est financée par ces mêmes recettes fiscales ». A len croire, il y aura probablement une diminution des envois des migrants dans une moindre mesure. Pour permettre de comprendre les causes de ce quil a appelé « débâcle » survenue aux Etats-Unis, léconomiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique pense à « une faillite de la réglementation de lÉtat américain ». Face à cette situation, M. Devarajan pense que « pour cette fois, il faut que lanalyse soit faite par les africains eux-même avec lappui des institutions comme la banque mondiale ». Cet élément de la Banque mondiale pense que les pays doivent mieux solidifier leur intégration. Afin de trouver une solution à cette crise, M. Shantayanan Devarajan avance que ministres des Finances du monde entier et gouverneurs des banques centrales seront en assises la semaine prochaine à Washington, aux Etats-Unis, pour discuter de la question. Bakary DABO © Copyright Sud Quotidien Archives |
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