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Commerce du betail et de la viande - Lorsque les Etats
sengagent Malgré lexistence de plusieurs organisations intergouvernementales (OIG), telles que lUEMOA, la CEDEAO, lUDEAC, le CTA, et lautorité du Liptako Gourma, lharmonisation des politiques en matière de commercialisation du bétail et de la viande se fait attendre. En effet, des mesures de facilitation en cours dans certains pays nexistent pas ailleurs. Les documents de convoyage ne sont pas uniformes dun pays à lautre, et les barrières, qui peuvent être un mauvais souvenir dans certains pays, se renforcent dans dautres. La situation des politiques de commerce extérieur du bétail et de la viande, dans notre sous-région, laisse voir divers engagements dun pays à lautre. Depuis quelques années, le Burkina Faso sest engagé dans une politique de promotion dexportation de bétail. En 1990, lexportateur payait 12 500 F pour un bovin, et 2000 F pour un petit ruminant. Quatre ans plus tard, il nétait plus soumis à aucune taxe ou redevance, à lexception de sa patente. La forte relance des exportations, suite à la dévaluation du FCFA, a conduit lEtat burkinabé à créer, en 1996, un Fonds de Développement de lElevage (FODEL). Quant au Mali, depuis la même année 1990, il a suspendu tous les droits et taxes à lexploitation. En juin 1994, afin daccompagner la relance des exportions, lEtat malien a élargi léventail des personnes habilitées à exporter du bétail aux villageois, aux coopératives et associations villageoises, aux associations déleveurs et aux éleveurs individuels. En juillet 1994, les procédures de lexportation ont été considérablement simplifiées. Deux documents suffisent désormais : un certificat sanitaire et un certificat provisoire dexportation tenant lieu de déclaration en douane. Au Niger, outre lagrément dexportateur ou dimportateur, il est exigé un certificat sanitaire et un certificat dorigine, pour toute opération dimport-export des produits de lélevage. Depuis octobre 1996, il a été remis en vigueur une taxe statistique. Lexportateur doit payer 5% de la valeur mercuriale du produit fixé à 80 000 F pour le bovin, 10 000 F pour lovin et 8000 F pour le caprin. Lexportation du bétail est libéralisée depuis 1988, au Tchad. Dans la loi des finances de 1994, lEtat tchadien a pris certaines mesures de promotion des exportations du bétail, en supprimant notamment une partie des taxes et droits à lexportation. En Côte dIvoire, les importations de bétail sur pied et de volaille originaire des pays de lUEMOA et/ou des pays de la CEDEAO sont exonérées de droits et taxes depuis 1994. Les formalités douanières se limitent donc au contrôle des documents, sanitaires délivrés par les pays dorigine et au paiement dune taxe sanitaire de 200 F par ruminant. Malheureusement il subsiste encore de nombreux points de contrôle donnant lieu à la perception de taxes illicites. Pour les viandes et autres produits animaux, le montant cumulé des différents droits et taxes à limportation sélève à 23.1% de la valeur CAF, auquel il faut ajouter une taxe dinspecteur vétérinaire de 10 F/kg. Au Ghana, les taxes à limportation de bétail originaire des Etats de la CEDEAO et des autres pays du Tiers Monde ont été abolies en janvier 1997, laissant comme seule formalité la présentation dun certificat dorigine. Malheureusement, comme ailleurs, il subsiste de nombreuses taxes illicites dont le montant est substantiel (pouvant sélever à 370 000FCFA par camion de 30 bovins). Le commerce extérieur du bétail et de la viande sénégalais nest soumis à aucune restriction. mais limportation du bétail en provenance de la CEDEAO fait lobjet dun prélèvement de douane de 10%. Hors CEDEAO, la taxation globale varie de 5%, pour les animaux reproducteurs, à 64% pour les autres. Le bétail importé fait également lobjet dune visite sanitaire donnant lieu à la perception dune taxe. Les droits et taxes sur limportation des viandes sélèvent à 15% du prix CAF pour les viandes entrant dans lindustrie, et 45% pour les viandes orientées vers la consommation. Enfin, la TVA sur les viandes est de 20% en ce qui concerne le Togo. Les produits dorigine des pays de la CEDEAO et de lUEMOA sont assujettis à des taxes dun montant cumulé denviron 21% de la valeur CAF pour la viande, et de 25% sur une valeur mercuriale de 30 000 à 40 000 FCFA pra petit ruminant. Bakoroba COULIBALY © Copyright L'Index Archives |
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