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L’économie dans le PDES: Le programme simpliste
(Les Echos 19/10/2007)

Pour les cinq ans à venir, le projet du président ATT pour notre économie est simple : créer des richesses, concentrer nos moyens où nous avons des potentiels et des atouts et prendre des risques en investissant là où nous avons la chance d’être parmi les meilleurs.

Selon le PDES, l’option a été faite de « faire du secteur rural le moteur de l’économie », car ce secteur possède « d’immenses potentialités », garantit la sécurité alimentaire et de répondre à la question de l’emploi.

ATT table sur une croissance de 7 %. Mardi dernier, le gouverneur de la Bcéao a dit que la plus forte croissance de la zone sera de 6 %. ATT se réjouit de l’augmentation du PIB nominal par habitant de 201 047 F CFA à 240 926 F CFA, soit une hausse de 19,84 %, la réduction du taux de pauvreté monétaire de 68,3 % en 2001 à 59,2 % en 2005 sur la base du seuil de pauvreté actualisé de 153 310 F CFA. Cependant, les économistes pensent qu’à ce rythme, nous connaîtrons avant la fin de cette année, une inflation à deux chiffres.

« Les initiatives privées en matière d’investissement ont été également remarquables sur la période (construction de mines d’or, développement de la téléphonie mobile, grands chantiers immobiliers…) avec un montant d’investissement de 351,7 milliards en 2006 contre 267,0 en 2002 », ajoute le PDES qui pense que les actions tendant à moderniser la gestion des finances publiques, la relecture du code des impôts, l’amélioration de l’accès au financement (Ndrl : sans baisse du coût du crédit)… sont de nature à influer positivement sur la marche de l’économie.

Mais, d’une manière générale, et en poussant l’analyse, il n’est pas possible de soutenir une thèse tendant à parler de la « bonne tenue de l’économie malienne ». Elle a été caractérisée par des fermetures d’usines, des mises en chômage technique, l’inflation et la récession économique, des subventions et des renonciations. Le PDES donne l’impression d’être très décalé de la réalité économique nationale ou de s’adresser à des Martiens ne sachant rien des difficultés quotidiennes de l’économique malienne.

Merlin, l’Enchanteur

Celle-ci traverse depuis ATT 1er une morosité jamais connue dans ce pays. D’ailleurs, autant le dire tout de suite : le bout de tunnel n’est pas pour 2012, car comme le reconnaît le PDES, « les pays qui ont réussi à résorber le chômage et à augmenter de manière notable le revenu par habitant ont tous connu un taux de croissance se situant entre 7 et 8 %. Toutes les analyses s’accordent à estimer que le Mali doit atteindre ce taux s’il veut résorber le chômage et rattraper le niveau de revenu par habitant des pays qui ont réussi leur décollage économique. Notre objectif pour les cinq prochaines années est donc d’atteindre un taux de croissance d’au moins 7 % par an ». La suite est connue.

Pour parvenir à ses fins, notre président propose « la promotion économique sur la création de richesses, la concentration de nos moyens où nous avons des potentiels et des atouts » et la prise « des risques en investissant là où nous avons la chance d’être parmi les meilleurs ». Voilà ce que nous devons faire avec notre potentiel agro-pastoral, nos mines, le tourisme… avec un rôle prédominant de l’investissement privé et un rôle nouveau de l’Etat, efficace dans un partenariat public-privé.

Avec quel moyen et quelle démarche ? Le document, une fois de plus, est muet là-dessus… comme une carpe.

Alexis Kalambry

© Copyright Les Echos

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