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Accords de partenariat économique: L'UE soigne
sa com
(L'Essor 01/10/2007)
"Les relations commerciales entre l'Union européenne et les
pays de la région ouest-africaine est minime par rapport au flux
des échanges commerciaux de l'Europe avec le reste du monde.
L'UE n'a aucun intérêt à appauvrir davantage des pays
qui le sont déjà. Au contraire, son objectif est de les
aider à se développer grâce aux vertus du commerce
et de favoriser l'intégration de leur économie pour leur
permettre de développer les échanges commerciaux inter-Etats",
voilà en substance le message que chef de la Délégation
de la Commission de l'Union européenne dans notre pays, Mme Irène
Horejs et David Lipman, le directeur pour l'information sur les relations
extérieures de la Commission, ont voulu livrer. C'était
à la faveur d'une conférence de presse, organisée
par le bureau de la Délégation de l'UE dans notre pays.
Cette rencontre avec la presse a été organisée en
marge du séminaire régional pour les chargés de l'information
et de la communication dans les différentes délégations
de l'UE en Afrique francophone, qui s'est tenu dans notre capitale la
semaine dernière.
Pour Mme Irène Horejs, le débat actuel sur les accords de
partenariat économique (voir article ci-contre) est plus idéologique
que technique. "Toutes les attentions sont focalisées sur
le démantèlement tarifaire, sans faire allusion à
d'autres aspects de l'Accord et qui font l'objet de négociation
en ce moment", a déploré la responsable de l'UE dans
notre pays. Elle a expliqué que les APE découlent de l'Accord
de Cotonou qui a succédé aux différents accords de
Yaoundé et de Lomé. Ces accords accordaient des régimes
préférentiels aux produits d'origine ACP sur l'espace économique
européen.
Mais, lesdits accords font l'objet de protestations auprès de l'OMC
de la part d'autres partenaires de l'UE. A ce propos, il y a deux alternatives
: ou l'UE arrête ses traitements de faveur pour les produits ACP,
ou elle l'étend aux autres. Ce qui n'est pas faisable, a expliqué
Irène Horejs.
Interrogée sur les agitations actuelles de la société
civile ouest-africaine, le chef de la délégation de l'UE
estime qu'elles relèvent certainement d'un déficit de communication,
que la Délégation s'emploiera à corriger très
rapidement. L'un des objectifs du séminaire dont il a été
question plus haut était justement de corriger ces genres de déficit
de communication. Il visait aussi, à mieux coordonner et mieux
affiner les interventions de l'UE, a expliqué David Lipman.
Les APE a-t-elle ajouté, est un instrument très compliqué
difficilement saisissable pour un néophyte, surtout que les outils
de manipulation sont les produits commerciaux qui ont trait à la
vie des hommes. Mais le dialogue peut être fécond. On pourrait
par exemple établir une liste de produits sensibles. Ce qui est
d'ailleurs en train d'être fait en ce moment. Différentes
études d'impact sur les pertes de recettes ont aussi été
faites et peut discuter de la manière de les compenser.
Parlant de la date butoir du 31 décembre prochain fixée
pour la signature des accords de partenariat, Irène Horejs dira
que cette problématique découle des impératifs d'un
chronogramme négocié à trois entre l'UE, l'OMC et
les ACP. Tout report de la date de signature ferait courir le risque d'un
vide juridique. Le report aurait également un coût que l'UE
n'est pas prête à payer.
A O. DIALLO
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