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Près de 500 millions de FCFA pour améliorer l'exécution
des projets et programmes
L'orientation technique du projet est assurée par le Comité de Pilotage présidé par la direction de la Coopération Internationale où siègent, par ailleurs, les bailleurs de fonds et les représentants des départements concernés par le programme. Le projet est mis en oeuvre par une équipe légère de coordination comprenant un Coordonnateur, un expert en gestion administrative, un expert en suivi-évaluation et du personnel d'appui.
De façon spécifique, il s'agira pour le Projet de Renforcement des capacités pour l'Exécution Nationale, selon son Coordonnateur Salif Diallo, d'élaborer et de mettre en oeuvre des manuels et outils de gestion des projets et programmes de coopération, d'impliquer tous les acteurs dans le processus d'analyse, de formulation, de mise en oeuvre et de suivi-évaluation des politiques, projets et programmes de développement, de renforcer les capacités en ressources humaines et matérielles des différents intervenants pour une meilleure gestion des programmes de coopération et, enfin, de développer les aptitudes de contrôle et de suivi-évaluation à tous les niveaux.
Approche participative. Pour atteindre ces objectifs, le REN a adopté une stratégie qui s'articule autour de quatre axes prioritaires. Il s'agit, en premier lieu, de l'approche participative et de responsabilisation. Ici, le projet s'emploiera à impliquer tous les acteurs dans l'analyse, dans la formulation, dans la mise en oeuvre et dans le suivi-évaluation des politiques, projets et programmes de développement pour permettre une pleine autonomie de l'exécution nationale. Cette participation effective de tous à toutes les étapes favorisera la responsabilisation des uns et des autres, gage de la durabilité des acquis.
Le deuxième axe prioritaire est le diagnostic de l'existant. Le projet fera l'état des lieux de façon participative aussi bien des structures et processus que des ressources humaines et matérielles. Ce diagnostic permettra de mieux connaître les partenaires cibles, leurs points forts et leurs insuffisances et de déterminer ainsi les programmes de renforcement de capacités.
La formation est le troisième axe prioritaire. C'est une activité transversale systématiquement utilisée pour l'atteinte de tous les produits recherchés.
Le partenariat constitue le quatrième et dernier axe prioritaire. Les partenaires financiers actuels du projet sont le PNUD et l'UNFPA, mais le REN développera une stratégie de recherche d'autres partenaires parmi les agences des Nations Unies prioritairement, mais aussi d'autres partenaires au développement multilatéraux et bilatéraux.
Pour atteindre ses objectifs le projet REN passe par trois phases. II s'agit de la phase de mise en place des procédures et des outils de gestion (conception des instruments de façon participative en faisant appel à l'expertise interne et au savoir-faire). Viennent ensuite les phases d'apprentissage (formation/action et consolidation des acquis, et d'extension et de généralisation (plaidoyer, vulgarisation et application des acquis à d'autres cibles).
Les bénéficiaires directs et immédiats du REN sont les projets et programmes de coopération financés par le PNUD et l'UNFPA, les structures publiques, la Direction de la Coopération Internationale (DCI) et la section des Comptes de la Cour Suprême.
Comme résultats attendus, les capacités des projets et programmes financés par le PNUD et l'UNFPA sont renforcés par l'amélioration de leur gestion financière, la mise en place des procédures et la formation. En deuxième lieu, les capacités des structures bénéficiaires publiques et civiles pour la gestion de leurs programmes de développement seront renforcés par l'association des départements techniques et des organisations de la société civile à la conception et à l'élaboration des procédures, l'appui à la gestion des programmes et la formation.
En outre, les capacités de la Direction de la Coopération Internationale seront renforcées par la réorganisation du travail de la DCI, la mise en place d'un tableau de bord, l'appui à l'orientation et au pilotage (monitoring) des programmes et la formation coopération ;
Enfin, les capacités de la section des Comptes de la Cour Suprême pour la réalisation d'audits efficaces et efficients seront renforcées par l'appui à la mise en place des procédures d'audit, des moyens d'action et la formation.
« Conçu pour deux ans, ce projet est le fruit d'un partenariat entre le gouvernement de la République du Mali, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). Le renforcement des capacités des structures nationales revêt une importance toute particulière et constitue aujourd'hui, une des pierres angulaires du développement durable et de la bonne gouvernance, notamment dans le domaine de la gestion des programmes et projets de développement. Le gouvernement de la République du Mali a vite fait sienne cette préoccupation et a mené, avec ses partenaires au développement, des réflexions dans le cadre de la réforme de l'aide et du renouveau de la planification. Ces réflexions ont mis en exergue la nécessité d'une pleine appropriation par les nationaux de la conception et de la gestion de leurs programmes/projets de développement, en particulier ceux appuyés par la coopération bilatérale et multilatérale. Cette préoccupation apparaît comme une donnée fondamentale de la stratégie de mise en uvre du Plan cadre des Nation Unies pour l'Aide au Développement qui prévoit le renforcement des capacités des structures nationales » a relevé le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale dans son discours de lancement.
Renforcer les capacités d'analyse. Les représentants du PNUD et de l'UNFPA abonderont dans le même sens en relevant que le REN devrait non seulement concevoir, vulgariser les mécanismes, les procédures et les outils de gestion simplifiés et harmonisés, mais aussi aider les projets et les structures nationales à renforcer leurs capacités d'analyse, de formulation, d'exécution technique, de gestion administrative et financière et de suivi-évaluation des projets et programmes de développement.
Rappelons, enfin, que le projet REN est
financé sur un modèle novateur de partenariat PNUD-UNFPA-Gouvernement
du Mali à raison de 532 100 dollars pour le PNUD, 225 400 dollars
pour l'UNFPA et 38 640 000 FCFA pour le gouvernement du Mali. © Copyright L'Indépendant Nouvelles économiques du mois de septembre Nouvelles économiques du mois d'août Nouvelles économiques du mois de juillet Nouvelles économiques du mois de juin Nouvelles économiques du mois de mai Nouvelles économiques du mois d'avril Nouvelles
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