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DIAGO - EAU MINERALE NATURELLE


Près de 500 millions de FCFA pour améliorer l'exécution des projets et programmes
(L'Indépendant 08/10/2004)

Doté d'une enveloppe d'environ 500 mil­lions de FCFA assurée, à titre principal, par le Programme des Nations Unies pour le Développe­ment (PNUD) ce projet est placé sous la tutelle du mi­nistère des Affaires Etran­gères et de la Coopération Internationale, avec comme agence d'exécution la Di­rection de la Coopération Internationale.

L'orientation technique du projet est assurée par le Comité de Pilotage présidé par la direction de la Coo­pération Internationale où siègent, par ailleurs, les bailleurs de fonds et les re­présentants des départe­ments concernés par le pro­gramme. Le projet est mis en oeuvre par une équipe légère de coordination com­prenant un Coordonnateur, un expert en gestion admi­nistrative, un expert en sui­vi-évaluation et du person­nel d'appui.

De façon spécifique, il s'agira pour le Projet de Renforcement des capaci­tés pour l'Exécution Natio­nale, selon son Coordonna­teur Salif Diallo, d'élaborer et de mettre en oeuvre des manuels et outils de ges­tion des projets et program­mes de coopération, d'im­pliquer tous les acteurs dans le processus d'analy­se, de formulation, de mise en oeuvre et de suivi-évalua­tion des politiques, projets et programmes de dévelop­pement, de renforcer les capacités en ressources humaines et matérielles des différents intervenants pour une meilleure gestion des programmes de coopé­ration et, enfin, de dévelop­per les aptitudes de contrô­le et de suivi-évaluation à tous les niveaux.

Approche participative.

Pour atteindre ces ob­jectifs, le REN a adopté une stratégie qui s'articule autour de quatre axes prio­ritaires. Il s'agit, en premier lieu, de l'approche partici­pative et de responsabilisa­tion. Ici, le projet s'emploie­ra à impliquer tous les ac­teurs dans l'analyse, dans la formulation, dans la mise en oeuvre et dans le suivi-évaluation des politiques, projets et programmes de développement pour per­mettre une pleine autono­mie de l'exécution nationa­le. Cette participation effec­tive de tous à toutes les étapes favorisera la respon­sabilisation des uns et des autres, gage de la durabili­té des acquis.

Le deuxième axe priori­taire est le diagnostic de l'existant. Le projet fera l'état des lieux de façon participative aussi bien des structures et processus que des ressources humaines et matérielles. Ce diagnos­tic permettra de mieux con­naître les partenaires cibles, leurs points forts et leurs insuffisances et de déterminer ainsi les pro­grammes de renforcement de capacités.

La formation est le troi­sième axe prioritaire. C'est une activité transversale systématiquement utilisée pour l'atteinte de tous les produits recherchés.

Le partenariat constitue le quatrième et dernier axe prioritaire. Les partenaires financiers actuels du projet sont le PNUD et l'UNFPA, mais le REN développera une stratégie de recherche d'autres partenaires parmi les agences des Nations Unies prioritairement, mais aussi d'autres partenaires au développement multila­téraux et bilatéraux.

Pour atteindre ses ob­jectifs le projet REN passe par trois phases. II s'agit de la phase de mise en place des procédures et des outils de gestion (concep­tion des instruments de fa­çon participative en faisant appel à l'expertise interne et au savoir-faire). Viennent ensuite les phases d'ap­prentissage (formation/ac­tion et consolidation des acquis, et d'extension et de généralisation (plaidoyer, vulgarisation et application des acquis à d'autres ci­bles).

Les bénéficiaires directs et immédiats du REN sont les projets et programmes de coopération financés par le PNUD et l'UNFPA, les structures publiques, la Di­rection de la Coopération Internationale (DCI) et la section des Comptes de la Cour Suprême.

Comme résultats atten­dus, les capacités des pro­jets et programmes finan­cés par le PNUD et l'UNF­PA sont renforcés par l'amélioration de leur ges­tion financière, la mise en place des procédures et la formation. En deuxième lieu, les capacités des structures bénéficiaires pu­bliques et civiles pour la gestion de leurs program­mes de développement se­ront renforcés par l'associa­tion des départements techniques et des organisations de la société civile à la conception et à l'élabo­ration des procédures, l'ap­pui à la gestion des pro­grammes et la formation.

En outre, les capacités de la Direction de la Coo­pération Internationale se­ront renforcées par la réor­ganisation du travail de la DCI, la mise en place d'un tableau de bord, l'appui à l'orientation et au pilotage (monitoring) des program­mes et la formation coopé­ration ;

Enfin, les capacités de la section des Comptes de la Cour Suprême pour la réalisation d'audits effica­ces et efficients seront ren­forcées par l'appui à la mise en place des procédures d'audit, des moyens d'ac­tion et la formation.

« Conçu pour deux ans, ce projet est le fruit d'un partenariat entre le gouver­nement de la République du Mali, le Programme des Nations Unies pour le Dé­veloppement (PNUD) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNF­PA). Le renforcement des capacités des structures nationales revêt une impor­tance toute particulière et constitue aujourd'hui, une des pierres angulaires du développement durable et de la bonne gouvernance, notamment dans le domai­ne de la gestion des pro­grammes et projets de dé­veloppement. Le gouverne­ment de la République du Mali a vite fait sienne cette préoccupation et a mené, avec ses partenaires au développement, des ré­flexions dans le cadre de la réforme de l'aide et du re­nouveau de la planification. Ces réflexions ont mis en exergue la nécessité d'une pleine appropriation par les nationaux de la conception et de la gestion de leurs programmes/projets de dé­veloppement, en particulier ceux appuyés par la coopé­ration bilatérale et multila­térale. Cette préoccupation apparaît comme une don­née fondamentale de la stratégie de mise en œuvre du Plan cadre des Nation Unies pour l'Aide au Déve­loppement qui prévoit le renforcement des capaci­tés des structures nationa­les » a relevé le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Interna­tionale dans son discours de lancement.

Renforcer les capacités d'analyse.

Les représentants du PNUD et de l'UNFPA abon­deront dans le même sens en relevant que le REN de­vrait non seulement conce­voir, vulgariser les mécanis­mes, les procédures et les outils de gestion simplifiés et harmonisés, mais aussi aider les projets et les structures nationales à ren­forcer leurs capacités d'analyse, de formulation, d'exécution technique, de gestion administrative et fi­nancière et de suivi-évalua­tion des projets et program­mes de développement.

Rappelons, enfin, que le projet REN est financé sur un modèle novateur de partenariat PNUD-UNFPA­-Gouvernement du Mali à raison de 532 100 dollars pour le PNUD, 225 400 dol­lars pour l'UNFPA et 38 640 000 FCFA pour le gouvernement du Mali.

Yaya Sidibé

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