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Budget 2008 - Pour la réussite du PDES
(Soir de Bamako 27/09/2007)

Examiné en Conseil des ministres depuis le 19 septembre 2007, le projet de loi des finances 2008 sera soumis à l'approbation des élus de l'Assemblée, lors de leur session d'octobre prochain.

En attendant l'aval des députés de l'Hémicycle, ce budget de l'exercice 2008 se caractérise déjà par une particularité de taille : il présente un déficit dit prévisionnel de 123.346.000 000 de FCFA, contre 93.539.000 000 en 2007, soit une augmentation de déficit de 29.807.000 000 FCFA entre les deux exercices.

La gestion de ce déficit nécessitera donc de l'Etat une répartition aussi rigoureuse que parcimonieuse de ses charges et ressources. Aussi a-t-il "fait monter la barre" en se fixant un objectif de croissance de 4,7%, contre 4,3% en 2007.

Exigences du Budget

Comparées à l'exercice 2007, les recettes et dépenses du budget de l'exercice 2008 ont accusé une augmentation très nette. Les charges prévues cette année sont à hauteur de 1.085.774.000 000 de FCFA, contre des recettes d'un montant de 962.428.000 000 de FCFA. D'où ce déficit de 123.346.000 000 de FCFA.

Mais il est à remarquer que par rapport aux recettes du budget 2007, qui étaient de 885.320.000 000 de FCFA, celles de 2008 sont aussi nettement supérieures : 962.428.000 000 de FCFA. D'où une augmentation de recettes de 77.108.000.000 de FCFA, avec une progression de 8,71%.

C'est dire que ce budget 2008 présente des exigences encore plus lourdes que celui de 2007. Et l'on constate qu'il s'inscrit dans la logique de la politique économique du PDES prônée par le Chef de l'Etat depuis l'inauguration officielle de sa campagne présidentielle d'avril 200"/, au Centre International de Conférences de Bamako.

En effet, ce budget 2008 prend en compte les objectifs du Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (CSCRP 2007-2011), une vision qui était inscrite dans la Déclaration de Politique Générale(DPG) du

Gouvernement.

Entre autres axes prioritaires de ce cadre stratégique, on note la poursuite des réformes structurelles, le développement des infrastructures et du secteur productif, le renforcement de la gestion du développement, l'accès aux services sociaux de base...

D'autre part, il est prévu de prendre en charge l'augmentation générale de 5% des salaires à partir du 1er janvier 2008, l'avancement des statuts des fonctionnaires, une allocation supplémentaire de 12.991.000 000 de FCFA au département de l'Education (soit 7,5% de plus qu'en 2007) et de 8.385.000 000 de FCFA à celui de la Santé dont le budget passe de 69.563.000 000 de FCFA (en 2007) à 77.948.000 000 de FCFA.

Autant de priorités qui, au delà de l'importance vitale de certains secteurs comme l'Education et la Santé - justifient non seulement la hausse des chiffres du budget 2008, mais commandent aussi le strict des engagements continus dans le Programme de Développement Economique et Social (PDES).

La nécessité d'une gestion stricte II semble qu'au cours de ce second quinquennat d'ATT, l'assainissement des affaires publiques -sur le plan de la gestion financière- sera sans commune mesure avec les méthodes passées. Et pour cause : le Chef de l'Etat s'est fait le serment de mener à bon terme tous les engagements contenus dans le PDES.

Aussi pour assurer cette rentrée de recettes en 2008, l'Etat envisage de concentrer ses efforts sur la lutte contre la délinquance financière en général, et en particulier, contre la fraude fiscale et les fuites de recettes.

C'est dire que dans le souci d'accroître le contrôle de la gestion des affaires publiques et d'améliorer les capacités humaines et techniques des services de contrôle, c'est tous les services de recouvrement de recettes qui seront non seulement mis à contribution, mais aussi à rude épreuve.

Et mieux, les services de contrôle des finances publiques pourraient être renforcées et étoffées dans les jours à venir, afin d'être tenus à des obligations de résultats positifs. Car la raison du PDES est aujourd'hui plus une nécessité vitale qu'une ambition.

Et au regard des contingences, sinon des urgences socio-économiques de l'heure, une bonne exécution du Budget s'impose pour le bon aboutissement du projet du PDES.

Aussi est-il indiqué de lancer le mot d'ordre de l'autre "Ça passe ou ça casse !"

Oumar DIAWARA

© Copyright Soir de Bamako

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