|
Industries: un vigoureux coup de main à la création
de PMI
(L'Essor 19/09/2007)
La Banque régionale de solidarité va financer environ 200
projets pour plus de deux milliards Fcfa
Susciter la croissance économique à travers la création
d'emplois et de richesses. C'est le sens du partenariat qui vient d'être
scellé entre le la Banque régionale de solidarité
(BRS), le ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle,
celui de l'Industrie et du Commerce et le Fonds auto-renouvelable pour
l'emploi (Fare).
Les quatre partenaires ont signé lundi à l'hôtel Salam
un accord du projet d'appui au financement des petites et moyennes industries.
La cérémonie s'est déroulée en présence
du ministre de l'Industrie et du Commerce, Choguel Kokalla Maïga,
de son homologue de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Ba
Hawa Keïta, des directeurs de la BRS, Alpha Bocar Nafo et du Fonds
auto-renouvelable pour l'emploi (FARE), Cheick Oumar Camara. Étaient
également présents les représentants des structures
d'accompagnement technique .
Par cet accord, la BRS s'engage à financer environ 200 projets
de petites et moyennes industries (PMI) sur une période de cinq
ans (2007-2011), pour un montant plancher de deux milliards Fcfa. La garantie
du financement est assurée par le Fare. Le projet ambitionne de
promouvoir l'industrialisation par l'appui financier aux PMI.
Pour le ministre Choguel K. Maïga, cet accord marque la volonté
des pouvoirs publics de traduire en actes concrets, le discours en matière
de promotion des industries dans notre pays. Il s'inscrit dans le processus
des reformes entreprises par le gouvernement pour lutter contre la pauvreté
en boostant la croissance économique grâce à une politique
d'industrialisation basée sur la promotion des investissements,
la compétitivité industrielle et la restructuration des
entreprises.
La stratégie retenue par les pouvoirs publics pour l'industrialisation
de notre pays repose, entre autres, sur les petites et moyennes industries.
Cette catégorie d'entreprises est pourvoyeuse d'emplois et est
reconnue pour son dynamisme et sa flexibilité, a expliqué
le ministre Maïga. Ces entreprises, a aussi constaté le ministre
de l'Industrie et du Commerce, connaissent d'énormes difficultés
liées à leur taille, à leur mode d'organisation et
surtout au manque de financement.
L'importance de l'industrie dans la stratégie de croissance économique
et de réduction de la pauvreté n'est plus à démontrer.
Selon les statistiques, l'industrie malienne contribue pour environ 11%
à la formation du PIB et emploie 17 000 travailleurs permanents.
Le parc industriel du pays est évalué à 343 unités
industrielles dont 82 % sont des PME/PMI. De fait, seulement 21 % des
entreprises industrielles ont un chiffre d'affaires annuel supérieur
à un milliard de Fcfa, a révélé le ministre
de l'Industrie et du Commerce.
Le président directeur général de la BRS, Alpha Bocar
Nafo, a insisté sur l'intérêt que sa banque accorde
à la lutte contre la pauvreté à travers la création
d'emplois. Cette banque a soutenu notamment le Projet d'appui aux commerçants
détaillants en mettant à sa disposition 300 millions Fcfa,
a-t-il rappelé. En moins de deux ans d'activités, la BRS
a octroyé plus de 7 milliards de Fcfa, sous forme de lignes de
crédit, aux systèmes financiers décentralisés
(SFD) et près de 7,5 milliards pour les projets initiés
par sa clientèle et d'autres opérateurs économiques,
a cité Alpha Bocar Nafo, entre autres réalisations.
Le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Ba Hawa
Keïta, a de son côté souligné l'importance que
son département accorde à la lutte contre la pauvreté
et la création d'emplois.
Be COULIBALY
© Copyright L'Essor
Archives
|