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Les réserves d'or pourraient s'épuiser
dans 7 ans Les réserves d'or du Mali estimées à 800 tonnes
devraient s'épuiser d'ici à 7 ans, si le rythme de production
actuelle demeure,selon le ministère malien des Mines, de l'Energie
et de l'Eau. Avec une production moyenne de 50 tonnes par an, il est établi que les réserves mises en valeur actuellement seront totalement épuisées d'ici à 7 ans. Pour faire face à cette échéance, le gouvernement malien a décidé d'accélérer la recherche et de diversifier la production minière en initiant un projet de mise en valeur des ressources en pierres précieuses et semi-précieuses. Les recherches ont déjà localisé des réserves de pierres précieuses à Diakon (Cercle de Bafoulabé) où les indices de grenats sont peu ou pas exploités et à Bougouni (180 km au sud de Bamako) ainsi que les permalites lithiques et les tourmalines dans la zone de la Falémé (région frontalière Mali-Sénégal). En outre, le massif de l'Adrar des Iforas (extrême nord du Mali) présente également en de multiples endroits des contextes géologiques favorables à la présence de pierres précieuses ou semi-précieuses. Concernant le diamant, des pipes kimberlétiques ont été identifiés dans l'ouest du pays, notamment dans le Cercle de Kéniéba. Au cours des deux dernières décennies, le Mali s'est hissé à la troisième place de producteur d'or en Afrique après l'Afrique du Sud et le Ghana, mais l'instabilité des cours de l'or et l'extrême dépendance d'une production mono-minérale handicapent le secteur minier malien. Selon les statistiques de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), les exportations d'or représentent 50 % de la valeur totale des exportations du Mali estimées en 2006 à 618 milliards de FCFA. Ces statistiques ont également révélé que la vitesse de croisière de la production d'or sera atteinte en 2008 avec une production de 60 tonnes d'or. Par ailleurs, 2008 devra voir le redémarrage de l'exploitation de la mine d'or de Syama (Cercle de Kadiolo, frontière ivoirienne) grâce au concours d'une société australienne qui a engagé 60 milliards de FCFA dans l'opération. L'exploitation aurifère a permis d'améliorer la balance commerciale dans la mesure où la totalité de la production est exportée. On rappelle que la production industrielle d'or a pris le dessus sur
la production artisanale qui reste informelle et échappe à
la fiscalité. Elle produit 3 à 4 tonnes d'or par an. © Copyright AngolaPress Archives |
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