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Mois du carême: Flambée des prix, désespérer
les familles Dans quelques jours, le Mali à l'instar de plusieurs pays musulmans débutera le mois de carême. Mais selon les constats ce mois s'annonce difficile pour les ménage à cause de la hausse vertigineuse du prix de certaines denrées de première nécessité. Pendant le mois de carême tout comme les autres, plusieurs fidèles musulmans s'abstiendront de boire ou de manger durant la journée. Cependant durant tout le mois de jeûne beaucoup d'aliments sont consommés par les populations : l'huile, le sucre, le lait, le pain. Tout comme les fruits et légumes (bananes, oranges, pommes, papayes, ananas, pastèques, etc.) sont également plus sollicités après la coupure du jeun. Toutes choses qui font que pendant ce mois, les dépenses des familles doublent. Raison pour laquelle, le souhait de plus d'un est de voire les prix des denrées de première nécessité baisser. A quelques jours de ce mois bénit de Dieu, d'après notre enquête dans les marchés et au niveau des familles les populations sont unanimes sur la cherté de certains produits de consommation. Parmi ceux-ci, on peut citer le lait, le macaroni, le riz. Présentement, le lait "Cosam" et "Incolac" sont vendus respectivement à 1300 et 1500 F Cfa le sachet ; le lait (2e qualité) à 2700 F le kg chez les grossistes. Du point de vue du promoteur de "Sewa boutique" à Hamdallaye marché, Djibril Touré, c'est seulement Vivalait qui a connu une petite baisse. "Tous les autres n'ont connu aucune baisse surtout le lait "Laicran" a-t-il ajouté. Selon lui, le lait a connu une montée de 20 % cette année par rapport à l'année dernière. Le macaroni avec la montée du prix du blé connaît actuellement une hausse. Aux dires de Madou, au marché de N'Tomikorobougou, un paquet de "Santa-Lucia" et de "Marna" est respectivement vendu à 375 et 325 F Cfa. Alors qu'on les trouvait à 350 et 250 F Cfa. Cette flambée du prix du blé n'a pas causé des dommages qu'aux fabriquants de macaroni. Ceux de la filière pain, sont aussi concernés. D'ailleurs, le gouvernement du Mali et les boulangers se sont mis d'accord sur la diminution du poids de la baguette de pain de 200 g à 150 g (petit pain) et de 400 g à 300 g (gros pain). Cela pour éviter une augmentation de prix. Comme ces produits, la plupart des fruits et légumes connaissent également une hausse. Par exemple, la banane est à 350 F Cfa le kg aujourd'hui. Et 50 kg de riz est à 15 000 F Cfa aujourd'hui. Alors qu'en janvier dernier on le vendait à 13 000 F Cfa. Cependant, l'huile, le sucre, le petit mil, connaissent par contre une légère baisse. Présentement les grossistes livrent le litre de l'huile à 625 F Cfa et les détaillants entre 650 et 700 F Cfa. Tandis que l'année dernière, à la veille du carême, elle était à 675 F Cfa. Le sac du sucre était vendu à 17 500 F Cfa en 2006. Cette année, il est cédé à 16 750 F (soit 375 F Cfa le kilo chez les grossistes et 400 F au niveau des détaillants). Le petit mil aussi semble ne pas connaître de prix trop élevé cette année par rapport aux années précédentes. Pour le moment, il est vendu sur les différents marchés à 125 F Cfa le kilogramme. Pour Boubacar Diarra, du marché de Dar-Salam, ce prix risque de ne pas monté dans les jours à venir. Avec ces montées vertigineuses des prix, les populations surtout les chefs de familles s'interrogent s'ils parviendront à joindre les deux bouts. C'est-à-dire faire face aux dépenses du carême et celles de la rentrée scolaire. "Ce que j'ai constaté au Mali, chaque année il y a une augmentation sur les prix des denrées de première nécessité. Cette année, le cas du lait et du blé par exemple est dû à la conjoncture mondiale. Mais on ne comprend pas comment on peut faire une augmentation de prix sur le mil, le riz alors qu'ils sont cultivés chez nous ? Avec cette hausse des prix, on ne sait pas à quel saint se vouer alors qu'il n'y a pas d'augmentation des salaires. Je me demande où sont passés également les associations des consommateurs. Le mois de carême coïncide avec la rentrée des écoles fondamentales et secondaires. Donc, c'est une situation qui ne sera pas facile à gérer pour les chefs des familles", a fait savoir Adama Sidibé. Hadama B. Fofana © Copyright Le Républicain Archives |