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Transformation du coton au Mali - Les attentes ne sont pas
comblées pour la maîtrise deau sont en cours depuis linvestiture dATT afin de donner un coup de fouet au développement rural. Pendant que se développe cette dynamique, les calamités naturelles comme linvasion acridienne et la mauvaise pluviométrie sont venues perturber le cours du développement socio-économique entamé. Cest de là que les défis se multiplient pour le pouvoir actuel qui, désormais, doit faire face à plusieurs fronts dans son combat pour lamélioration des conditions de vie et de travail des populations. DEVELOPPEMENT RURAL, LA PIERRE DE LANCE Il nest pas envisageable dassurer un développement socio-économique harmonieux et durable du Mali sans accorder la priorité à lagriculture. Cela sexplique dabord par le fait que cette activité occupe la majorité écrasante de la population. Ensuite, la sécurité alimentaire demeure une préoccupation au Mali, en raison de la faiblesse des niveaux de production de céréales, cela étant dû à la faible mécanisation de lagriculture qui demeure plutôt une activité primitive face aux énormes potentialités. Il se pose aussi avec une grande accuité la problématique de la transformation du coton et autres produits locaux. Cest, en effet, la problématique de la transformation des produits locaux qui est toujours dactualité. Les ministères de lIndustrie et de la Promotion des Investissements ont, de ce point de vue, de nombreux défis à relever. Au stade où nous sommes comment peut-on évaluer létat davancement de la transformation des produits locaux ? Il ne fait aucun doute que, de façon générale, il y a beaucoup despoir, quand on sait que, déjà, les petites et moyennes entreprises de transformation des produits locaux connaissent ces temps-ci un essor considérable. Les produits concernés sont notamment le savon, le lait pasteurisé, les sirops, les angrais chimiques, voire des décoctions de plantes utilisées comme médicaments traditionnels dans le cadre du traitement de nombreuses maladies. Ce sont là de petites activités lucratives qui ont leur place et leur rôle à jouer dans notre économie. Pour autant, ces acquis demeurent bien en deçà de lattente des autorités, voire des populations qui espèrent sur la transformation des produits locaux, en tant que facteur favorisant la création demplois pour des milliers de chômeurs. LES ATTENTES NE SONT PAS COMBLEES Malgré les initiatives qui fleurissent dans le cadre de la transformation des produits locaux, les attentes tant des pouvoirs publics que des populations sont encore loin dêtre comblées. Plusieurs facteurs sont à lorigine dune telle situation. Entre autres on peut énumerer la faiblesse du niveau et la rareté des financements pour les projets de grande envergure. Aussi, lenvironnement des investissements demeure encore moins incitatif, en raison, dune part, de la cherté de leau et de lélectricité, dautre part, des difficultés daccès aux périmètres fonciers industriels, malgré les efforts consentis jusquici par les autorités dans le sens de faciliter laccès à ces propriétés. En fait, ce qui intéresse le plus les autorités, cest surtout la transformation dune partie importante de notre production de coton. Même à ce niveau des actions ont été engagées par le pouvoir, mais leurs impacts se font toujours attendre. Elles ont surtout concerné la création du projet Fitina-SA dont lobjectif est la transformation dune partie de la production de coton en produit semi-fini destiné essentiellement à lexportation afin de générer davantage de bénéfices. A cela il faut ajouter la réouverture de lancienne ECITEX à Ségou, mais aussi et surtout la relance de lex-ITEMA devenue BATEX-CI après que la société eut été reprise par un privé en la personne de Bakary Cissé. Jusquà la preuve du contraire les ambitions qui sous tendaient la relance de cette unité de production ne sont pas encore atteintes. LES EXPLICATIONS Il semble que M. Bakary Cissé nait pas les moyens de ses ambitions, car jusque là, cette unité industrielle ne parvient pas à atteindre sa vitesse de croisière qui lui aurait permis dabsorber une partie relativement importante de la production nationale de coton au niveau de sa chaîne de filature. Cest surtout la section de tissage qui est fonctionnelle. A moins quà ce niveau, le nouvel repreneur nenvisage de sous -traiter avec le projet Fitina-SA pour acquérir du fil produit à partir du coton malien. Si tel nest pas encore le cas, cela pourrait être de nature à arranger les choses pour notre économie. Même là, les opportunités de création demplois seront limitées contrairement à la programmation initialement faite, devant consister pour le repreneur à recruter progressivement et dans la mesure du possible les compressés de lex -ITEMA. A défaut donc de trouver la solution à ce crucial problème demploi à Batex-CI, les autorités de tutelle doivent envisager dautres alternatives favorables à laugmentation de la valeur ajoutée mais aussi des opportunités demplois Moussa
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