IN ENGLISH
EN FRANCAIS
EN ESPANOL

Recherche annuaire:
Par raison sociale:
Par téléphone:
Par produits:
Par ville:
CVthèque
Nouvelles Entreprises
Nouvelles Economiques
Inscription dans l'Annuaire
Contactez Nous
  
    
    
    
    
  

MALIPAGES.COM



DIAGO - EAU MINERALE NATURELLE


Hausse des prix du niébé sur le marché - La viande des pauvres flambe!
(Le Challenger 01/09/2005)

Combien de tonnes de niébé consomme-t-on au Mali chaque soir et chaque matin? Quelle est la valeur nutritive du niébé? L’essentiel ne se trouve pas dans la réponse à ces questions. La question est ailleurs. Car, le prix du Niébé défie le ciel.

Le sac de 100 kg de niébé s’arrache aujourd’hui à 55000 Fcfa sur l’ensemble des marchés de la capitale, alors qu’il s’était stabilisé à 50000 Fcfa. Cette brutale majoration de 5000 Fcfa fait grincer les dents à cette bonne gargotière qui a choisi d’en faire le fer de lance de son commerce.

Notre gargotière a-t-elle perdu le sens des affaires? A l’en croire, son activité est au ralenti. Pour la simple raison que le prix de la précieuse denrée qui s’offrait à 500 Fcfa le kilogramme au 26 août dernier est subitement monté en flèche.

«A ce prix, déplore–elle, je pouvais consentir des sacrifices pour ma clientèle, histoire de la fidéliser. Mais, avec cette soudaine hausse, j’avoue ne plus être en mesure de satisfaire la demande. Comme nous aimons nous-mêmes à le dire, l’intérêt du commerce repose sur le bénéfice. Et que faire lorsque ce commerce vous envoie dans l’enfer de la faillite? Jeter l’éponge? bien sûr!»

Ainsi F. D., puisqu’il s’agit d’elle, a rayé de son menu le niébé jusqu’à nouvel ordre. Elle n’a plus le sourire aux lèvres. Pourtant, sa clientèle, dans sa majorité, prise le haricot. Chaque matin, elle se gave de niébé au petit déjeuner. Pour le moment, sa clientèle doit prendre son mal en patience jusqu’aux prochaines récoltes.

C’est la mort dans l’âme qu’elle a appris que F. D. renonce provisoirement à la vente si rentable de ses succulents mets à base de niébé. Pour Goor Niébé, le couvert matinal sans niébé, c’est un emballage perdu, vide. Pour appuyer, Y. T., fidèle client parmi les plus fidèles, lève les bras, les doigts pointés vers ciel comme pour implorer le Tout-Puissant. En signe d’impuissance,il dit : «Ainsi va la vie. Un jour, tout ça prendra fin. Comme le dit l’adage, tant que le vent souffle, la température est variable. On s’en sortira».

Aussi gracieuse que belle, F. D. ne passe pas inaperçue avec son charme et ses rondeurs. Elle est souvent l’objet d’assaut verbal de la part de certains clients taquinsou coureurs de jupons qui avancent: «Madame, êtes-vous mariée? Vraiment, j’admire votre esprit d’entreprise. C’est le genre d’oiseau rare de votre trempe qu’il me faut», jure un dragueur, un baratineur. La réponse de F. D devant ces pervers est toujours cinglante: «Hélas! Vous n’avez pas frappé à la bonne porte. Je suis déjà la douce moitié d’un gentleman, officiellement parlant, qui me comble de bonheur».

Gageons que l’envolée du cours du niébé, la viande des pauvres, sera éphémère.

Mohamed KONE

© Copyright Le Challenger

Nouvelles économiques du mois d'août

Nouvelles économiques du mois de juillet

Nouvelles économiques du mois de juin

Nouvelles économiques du mois de mai

Nouvelles économiques du mois d'avril

Nouvelles économiques du mois de mars

Nouvelles économiques du mois de fevrier

Nouvelles économiques du mois de janvier

Nouvelles économiques du mois de décembre

Nouvelles économiques du mois de novembre

Nouvelles économiques du mois d'octobre

Nouvelles économiques du mois de septembre