|
Recherche annuaire: |
|
|
Mois de carême - «Il n'y a pas de crise en vue...»
Il est de coutume qu'à l'approche et pendant le mois de ramadan, de tenir des réunions de concertations avec les principaux grossistes pour les sensibiliser et envisager le cas échéant les mesures nécessaires afin de prévenir tout risque de pénurie pendant cette période.
Cette année, les autorités n'auront pas à prendre des mesures exceptionnelles tant il n'y a pas de périls en la demeure. Les services techniques du ministère du Commerce et de l'industrie ont fait le point des stocks.
En ce qui concerne le sucre, notre consommation mensuelle est de 9.000 T et les prévisions pour les trois prochains mois sont de 33.000 tonnes, y compris le besoin supplémentaire de 600o tonnes du mois de ramadan.
L'analyse des spécialistes indique que 22.325 tonnes de sucre sont disponibles dans les ports sur les 25.000 tonnes commandées. Mieux, dans le cadre de l'opération spéciale d'importation de sucre liée à la campagne Sukala-SA 2003/2004,14.969 tonnes de sucre sur une production prévisionnelle de 33.800 tonnes ont fait l'objet d'achat, donnant lieu à la levée d'intentions d'importation portant sur 38.907 tonnes.
Quant à la farine, les besoins trimestriels sont estimés à 15.000 tonnes, mais le stock disponible à Bamako et dans les régions est de 3.608 tonnes. Bonne nouvelle : 21.960 tonnes de blé sont au niveau des ports de Conakry et de Dakar en attente d'être évacuées sur le Mali. Mieux, les techniciens ont constaté que les quantités actuellement disponibles, ajoutées aux commandes et aux quantités obtenues de la transformation du blé (17.128 tonnes de farine) suffissent amplement à couvrir les besoins de consommation des trois prochains mois.
Estimés à 9.837.000 litres, les besoins trimestriels d'huile seront largement couverts par la production nationale qui est de 96:000 litres par jour et les stocks grossistes. Telle est la conclusion de la direction nationale du Commerce et de la Concurrence. Elle a aussi estimé qu'il ne faut pas se faire du souci pour le lait en poudre dont les besoins trimestriels ont été évalués à 31.500 tonnes. En effet, les stocks déclarés par les grossistes à Bamako et dans les capitales régionales à la date du 28 août 2004 se chiffrent à 832 tonnes. Cette estimation ne concerne que le lait en poudre. Sinon, les importations de lait toutes catégories se sont élevées à 5.208 tonnes pendant le premier trimestre 2004.
En ce qui concerne le thé, les stocks disponibles estimés à 709 tonnes en août 2004 sont plus importants que ceux des deux années précédentes à la même période : 244 tonnes en 2002 et 423 tonnes en 2003.
La seule mauvaise note de cette analyse concerne le riz. En effet, les stocks de riz ont eu une tendance à la baisse au cour du premier trimestre 2004. Le district de Bamako détient près de 70 % du stock total (10.599 tonnes). Kayes avec 1.500 tonnes occupe la deuxième place et Mopti vient ensuite avec 1.192 tonnes. Dans tous les cas, le stock total est légèrement plus bas qu'à la même période de 2003. Une baisse de 21,29 96 est observée.
Pour une consommation trimestrielle estimée à 111.000 tonnes, à la date du 30 août 2004, seulement 23.453 tonnes de riz étaient entreposées dans les ports de Conakry, Tema et Abidjan, à destination du Mali. Pour éviter que le marché du riz soit soumis à une tension au cours des trois prochains mois, la direction nationale du Commerce et de la Concurrence a proposé d'envisager une mesure d'incitation à importer du riz portant sur une quantité de 40.000 tonnes.
Cependant, les experts du ministère du Commerce estiment qu'au cours des trois prochains mois, commenceront les nouvelles récoItes qui vont contribuer à augmenter les disponibilités.
Enfin, en ce qui concerne les céréales sèches telles
que le mil, le sorgho et le mais, la direction nationale du Commerce et de
la Concurrence a constaté que les marchés sont suffisamment
approvisionnés depuis les dernières récoltes. Mieux,
elle a indiqué que les prix de cette année sont les plus bas de
ces trois dernières années à cause de la bonne campagne agricole
2003/2004. Cependant, elle a estimé que les perspectives pour les trois
prochains mois dépendent des résultats de la campagne agricole
2004/2005, la période correspondant au début des récoltes. © Copyright Le Républicain Nouvelles économiques du mois d'août Nouvelles économiques du mois de juillet Nouvelles économiques du mois de juin Nouvelles économiques du mois de mai Nouvelles économiques du mois d'avril Nouvelles
économiques du mois de mars Nouvelles économiques du mois de fevrier Nouvelles économiques du mois de janvier Nouvelles économiques du mois de décembre Nouvelles
économiques du mois de novembre Nouvelles économiques du mois d'octobre Nouvelles économiques du mois de septembre |