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Le Conseil des chargeurs du Mali face
à la situation en Côte d'Ivoire (L'Essor 26/09/2002) Les
commerçants import-export, les industriels et les transitaires se sont
réunis le mardi 24 septembre dernier au siège du Conseil des chargeurs
sis au quartier populaire de Dar Salam, dans la cour du ministère de l'Équipement
sous la présidence de Amadou Djigué, président du CMC. L'ordre
du jour portait sur les implications de la fermeture de la frontière terrestre
ivoirienne avec le Mali sur l'acheminement de leurs marchandises. Toutes les branches
d'activités du chargeur, - à savoir, les importateurs de marchandises
diverses, de produits alimentaires de première nécessité,
d'hydrocarbures, les exportateurs dont la CMDT, les industriels et les transitaires
- étaient représentées à cette rencontre. L'importance
du problème a été reconnue par tous, surtout en cette veille
de mois de Ramadan pour ce qui concerne les produits alimentaires. Des échanges,
il s'est dégagé quatre principaux niveaux de préoccupations.
Le premier concerne les marchandises se trouvant à bord des camions
sur le territoire ivoirien. Il a été recommandé que dans
le cadre d'une coopération des services des deux pays, celles-ci soient
sinon convoyées sur le Mali, au moins acheminées en des lieux sûrs.
La seconde préoccupation porte sur les marchandises déjà
au port d'Abidjan. Il a été demandé que celles pour lesquelles
cette solution est possible soient acheminées par route ou par bateau (l'option
la moins chère) sur le Ghana pour atteindre le Mali via le Burkina. Les
problèmes douaniers en Côte d'Ivoire (frais de déclaration
très élevés), les surcoûts de manutention et de transport
et les tracasseries sur le parcours burkinabé devront alors faire l'objet
de concertations impliquant les autorités des trois pays. En ce qui
concerne les marchandises qui restent dans les magasins au port d'Abidjan, il
a été demandé qu'elles bénéficient d'un régime
exceptionnel qui les exonère de frais de magasinage et de dépôt
de douanes. Le troisième point examiné portait sur les marchandises
en mer ou non encore embarquées. Toutes devraient être dirigées
sur d'autres ports de destination. En quatrième lieu, la réunion
a examiné les problèmes que ne manqueraient pas de susciter les
dénouements de crédit d'achat de marchandises non reçues
ou reçues très en retard. Ces situations particulières devraient
faire l'objet de négociations avec les banques et en associant les autorités
nationales compétentes. Enfin, il a été décidé
de mettre en place une commission d'une dizaine de personnes, chargée d'analyser
les situations diverses auxquelles sont confrontées les chargeurs et de
formuler des propositions de solution. A cet égard, il est demandé
aux chargeurs d'adresser au secrétariat général du CMC (Fax
: 223-04-89 ou E-mail : cmc@buroticservices.net.ml) leurs doléances étayées
par une évaluation, tant qualitative et quantitative qu'en terme de coûts,
des fortunes qu'impose à leurs marchandises la situation exceptionnelle
en Côte d'Ivoire. C'est d'ailleurs le caractère exceptionnel
de la conjoncture qui motive la convocation d'une deuxième réunion
ce jour jeudi à 16 heures 30 toujours au siège du CMC. ©
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