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Le président Chirac s'engage à
réduire la dette monétaire malienne Le
président Jacques Chirac s'est engagé mardi à réduire
de 40 pc la dette monétaire du Mali d'un montant de 200 millions d'euros
en recevant son homologue Amadou Toumani Touré (ATT) en visite officielle
de quatre jour en France depuis lundi. La dette monétaire du Mali vis-à-vis de la France s'élève à environ 200 millions d'euros sur une dette globale de 520 millions d'euros. Cette dette monétaire avait été contractée par Bamako en 1984 lors de sa réintégration dans la zone CFA. L'initiative PPTE (Pays pauvres très endettés) vise à alléger les paiements au titre du service de la dette d'une quarantaine de pays parmi les plus pauvres, dont vingt-deux pays africains. L'argent économisé sur le remboursement doit être consacré en priorité à des dépenses de santé et d'éducation. M. Touré, qui effectue sa première visite officielle à l'étranger depuis son élection en mai 2002, a confirmé à la presse les discussions sur la dette monétaire et souligné "l'écoute très positive" de Jacques Chirac sur la question.Il s'en était déjà entretenu lundi avec le ministre de l'Economie, Francis Mer. Vêtu d'un boubou blanc, l'ancien général et président de l'un des pays les plus pauvres de la planète, a également indiqué qu'il avait parlé avec son homologue du problème du coton malien. "Le coton est une préoccupation. Nous sommes le premier producteur au sud du Sahara, le deuxième en Afrique après l'Egypte, et on ne fait pas un tee-shirt à Bamako", a-t-il dit. "Sur 570.000 tonnes de coton produites par an, seul 1% est filé à Bamako par nos femmes. Nous avons besoin de cette valeur ajoutée pour nos jeunes et nos agriculteurs", a-t-il ajouté. "ATT" a également parlé avec Jacques Chirac, comme il l'avait fait lundi avec le ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin, de "la sécurité alimentaire" et des questions sous-régionales. La France est le premier bailleur de fonds bilatéral du Mali avec environ 60 millions d'euros par an. "Avec le Mali, comme avec les autres partenaires africains, la France souhaite substituer une logique de partenariat à la culture traditionnelle d'assistance", a-t-on indiqué à l'Elysée. "ATT" devait ensuite rencontrer en fin d'après-midi le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, pour discuter du délicat et brûlant problème de l'immigration. M. Sarkozy a annoncé récemment qu'il se rendrait dans la deuxième quinzaine d'octobre au Mali, pour tenter d'y créer une "filière positive" d'immigration, à l'image du partenariat en négociation entre la France et la Roumanie. "On espère que notre président saura convaincre les autorités françaises de légaliser tous les sans-papiers", a dit lundi à l'AFP, le secrétaire-général du Comité 5 (de soutien à ATT pendant la campagne électorale), Doucouré Sidy, en présence de 500 Maliens qui accueillait "ATT" à la mairie de Montreuil, en banlieue parisienne . Selon le dernier recensement de 1999, 36.000 Maliens vivent régulièrement en France, et le consulat estime à 60.000 le nombre de sans-papiers. "ATT" se rend mercredi à Lyon, dans le sud-est de la France, une région qui développe plusieurs projets de coopération avec le Mali.
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