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Exportations de mangues en 2008: l'heure du bilan (L'Essor
22/08/2008) Les 12 676,7 tonnes expédiées vers l'Europe et
le reste du continent, ont rapporté environ 14,115 milliards Fcfa à
l'économie nationale. Après une campagne d'exportation auréolée
de succès, les acteurs de la filière mangue se sont retrouvés
mercredi à l'hôtel Nord Sud pour en faire le bilan. C'était
à la faveur d'un atelier d'évaluation, de collecte et de validation
des statistiques du volume d'exportation détenue, d'une part, par les exportateurs
et d'autre part par les services publics impliqués dans la gestion de la
filière. La cérémonie d'ouverture de la réunion
a été présidée par le directeur national du commerce
et de la concurrence, Mahamane Ansoumane Touré. Organisée par l'unité
de mise en uvre du Projet cadre intégré, la session a mobilisé
autour du coordinateur du projet, Mohamed Sidibé, l'ensemble des acteurs
de la filière, les représentants des autorités politiques
et administratives de la région de Sikasso, la Chambre d'agriculture de
Sikasso, la police et la gendarmerie et les représentants des départements
de l'Agriculture et la Santé. La compilation des chiffres de la campagne
2008 communiqués par les uns et les autres établit que notre pays
a exporté à destination de l'Europe et du reste du continent noir,
plus de 12 676,7 tonnes de mangues rapportant à l'économie nationale
environ 14,115 milliards Fcfa. Les 2/3 du volume des exportations proviennent
de la région de Sikasso, avec 10 768 tonnes et le reste de Bamako et environnants.
3 152 tonnes ont été exportées par route vers les pays de
la sous-région et les 7616 autres par bateau vers l'Europe. Cet atelier
de validation des chiffres des exportations prolonge le dispositif d'évaluation
du volume des exportations de mangues, a rappelé Mahamane Ansoumane Touré.
Le dispositif a été installé lors d'une réunion de
concertation tenue en avril à Sikasso. La rencontre avait été
organisée par le Projet cadre intégré en collaboration avec
le Comité de validation des statistiques du commerce extérieur et
les acteurs de la filière organisés dans une structure faîtière
"Sènè Kunafoniblo" basée à Sikasso. Le
directeur national du commerce et de la concurrence a relevé que la disponibilité
et la fiabilité des données statistiques constituent une contrainte
majeure dans les pays en développement de façon générale,
et dans notre pays en particulier, en raison de l'absence de dispositif approprié.
L'exercice a donc consisté à recueillir des données reflétant
la réalité des efforts déployés par les exportateurs
et auprès des autres intervenants de la filière. Les chiffres issus
de cet atelier ont été validés par le comité national
de validation des statistiques du commerce extérieur domicilié à
la Direction nationale de la statistique et de l'informatique (DNSI). L'initiative
du Projet cadre intégré et du comité national de validation
est destinée à mettre à la disposition des utilisateurs des
informations statistiques fiables reflétant les flux réels d'exportation
afin de faciliter l'évaluation de l'impact des actions menées par
le gouvernement, les partenaires techniques et financiers et les acteurs de la
filière, a expliqué Mahamane Ansoumane Touré. Le volume des
exportations est un indicateur approprié pour cet exercice car il reflète
la performance d'un maillon essentiel d'une filière, celui des exportateurs.
Du démarrage des activités du Projet cadre intégré
à ce jour, les exportations des mangues sont passées de 4 000 à
plus de 8 000 tonnes à la fin de la campagne 2008. C'est cette performance
et la compétitivité de nos filières d'exportation qui permettront
de tirer le meilleur parti de l'insertion de notre économie au système
commercial multilatéral et de réduire la pauvreté par l'augmentation
des revenus des producteurs, a expliqué Mahamane Ansoumane Touré.
Ce qui correspond aux objectifs essentiels du Cadre stratégique pour la
croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP). Le Projet
cadre intégré s'investit, depuis 2005, dans l'amélioration
de la qualité de la mangue malienne et l'accroissement des exportations
en renforçant les compétences des acteurs et des structures d'encadrement.
Il s'est attelé à la promotion du commerce extérieur en organisant
la participation des exportateurs maliens aux différentes manifestations
commerciales, notamment le Salon de fruit Logistica de Berlin en février
dernier. Durant la campagne qui s'achève, il a financé le traitement
phytosanitaire de 5 000 ha de vergers et s'est notablement investi dans la sensibilisation
des producteurs aux bonnes pratiques agricoles et au respect du cahier de charges
par les exportateurs. Le Projet a formé les auditeurs internes et les
responsables qualité, accompagné les exportateurs à la certification
au GlobalGap dont la codification des vergers et la mise en place d'un système
qualité dans les entreprises d'exportation. Il a aussi aidé à
équiper la station Plaza en matériel de contrôle phytosanitaire
de standard international et à renforcer les capacités des petites
et moyennes entreprises de transformation de fruits et légumes de Yanfolila
et de Kolondiéba. Malgré les résultats enregistrés,
force est de constater que plusieurs défis restent à lever. Aussi,
les participants ont recommandé le recensement exhaustif des vergers, l'harmonisation
des bases de calcul, la mise en place d'un pool de recherche et de traitement
des maladies de la mangue. Le coordinateur du Projet cadre intégré,
Mohamed Sidibé, s'est engagé à traduire en actes ces recommandations,
avant de prendre rendez-vous pour l'année prochaine. A.O. DIALLO ©
Copyright L'Essor Archives
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