|
Période de soudure au Mali : Une vente de 1500FCFA de
zaban/j
(L'Index 16/08/2007)
Le
début de l'hivernage est la période de fructification
de certains produits notamment le karité ou encore le zaban. Si l'exploitation
professionnelle varie d'un produit à un autre, chacun d'entre
eux permet de combler un vide. C'est en tout cas ce qui ressort d'un
entretien que nous a accordé cette femme qui aide son mari pour les
frais d'impôts, de condiments et de nourritures à un
moment les produits cultivés ne couvrent plus les 12 mois de l'année
pour diverses raisons.
Le zaban est produit qui se
trouve dans plusieurs de nos régions. Il est utilisé pour
la bouillie et récemment pour des jus. Malgré tout, il reste
inexploité à souhait. Mais, pour joindre les
deux bouts, les hommes et surtout les femmes et leurs enfants, après
les travaux champêtres jusqu'au soir vers 16h, s'en approvisionnent
et courent vers les routes principales. Là-bas où l'affluence
est notoire, ils vendent ce produit par tas dont le prix varie de 100 à
200FCFA. « Ce petit commerce nous permet de combler les difficultés
que nous rencontrons avec la rareté de la pluie depuis des années.
C'est avec cet argent que nous payons souvent nos impôts, habillons
nos enfants pour la rentrée, payons les frais de condiments entre
autres. Il nous est difficile d'évaluer exactement ce que nous gagnons
par jour car ça dépend de l'heure d'arrivée au bord
du goudron et à l'affluence. Mais, je peux dire que depuis que nous
avons commencé à vendre le zaban, nous gagnons au minimum
1500FCFA par jour. Souvent avec les noix de karité 2500 à
3000FCFA. Mais, si ça ne marche pas aussi souvent on perd de l'énergie
pour rien. Ce que nous souhaitons, nous voulons que l'on nous aide à
transformer les nombreux produits qui se trouvent dans la forêt que
personne n'a planté. Parce que j'ai appris que l'on transforme le
zaban et que c'est très bon », nous a confié Hawa
Lougué, vendeuse de zaban à Koni, cercle de Bla.
B. DABO
© Copyright L'Index
Archives
|