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Production laitière - L'aliment bétail,
le nud gordien La production laitière connaît dénormes difficultés à Bamako et à lintérieur du pays. Des difficultés dues à la pénurie daliment bétail.
Selon les nutritionnistes, le lait est un aliment complet. En un mot, il contient tout ce quil faut comme vitamine indispensable au corps humain. Mais il nest pas donné à tout le monde à Bamako de se procurer cet aliment aussi délicieux que nourrissant. Le lait est non seulement rare même en cette période hivernale, mais il est cher pour les bourses faibles. Le litre de ce précieux liquide est vendu entre 400 à 500 F selon les quartiers du district de Bamako.
La pénurie et la cherté du lait sexpliquent, selon lhonorable Cheickna Hamalla Bathily, éleveur et membre dune coopérative laitière de Bamako, par la flambée et même le manque daliment bétail. Selon M. Bathily, connu pour ses prises de position à lAssemblée nationale sur la question de laliment bétail, qui lui a valu le sobriquet de « député aliment bétail », tous leurs problèmes viennent des difficultés dapprovisionnement en aliment bétail. Une denrée qui rentre à 90 % dans lalimentation des bovins soit pour les engraisser soit pour augmenter la production du lait.
Les prix de laliment bétail sont passés du simple au double depuis plusieurs mois à cause de la fermeture des usines Huicoma de Koulikoro et de Kita et les difficultés dapprovisionnement en graines de coton des huileries artisanales de Koutiala et Sikasso.
Dépense journalière de 20 000 F Le sac de 50 kg est passé de 4000 F CFA à 8000 F CFA à Bamako. Il faut débourser le double de ce montant, soit 16 000 F CFA pour avoir la même quantité à Nioro du Sahel, dans le Sahel occidental, une zone délevage par excellence.
Pour le député Bathily, les producteurs de lait de Bamako vendent à perte à cause de la flambée du prix de laliment bétail. Leur coopérative, présidée par lancien ministre membre du BEC de lUDPM, Djibril Diallo, travaille avec Mali-Lait (lindustrie nationale de transformation de lait aujourdhui privatisée) à qui le lait est vendu en raison de 300 F CFA le litre. A en croire M. Bathily, un éleveur qui possède une trentaine de têtes peut faire une dépense journalière de 20 000 F en aliment bétail. Ce qui, explique-t-il, fait une dépense mensuelle de 600 000 F CFA.
Un projet de la coopération belge mis en place avec le concours du ministère de lElevage et de la Pêche est en train, depuis quelques années, de valoriser lélevage périurbain. Le projet financé par Vétérinaires sans frontières de Belgique aide des coopératives laitières à conditionner pour leur propre compte, le lait frais et à le transformer en beurre, lait caillé pour la commercialisation. Ce projet a déjà ouvert une mini-industrie laitière à Koumantou et Kéléya (cercle de Bougouni) et à Kasséla dans la périphérie de Bamako. Abdrahamane Dicko © Copyright Les Echos Archives |
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