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Aliment bétail - Chers tourteaux Les pâturages deviennent de plus en plus rares avec l'extension des terres de culture et la mauvaise pluviométrie. Ce qui fait que les éleveurs s'orientent de plus en plus vers le tourteaux, aliment industriel, afin de subvenir aux besoins alimentaires de leurs bêtes. Mais seuls les éleveurs nantis peuvent se permettre de l'acheter.
Le prix du sac de tourteaux est monté vertigineusement. Il coûte présentement 8 000 F CFA au marché de Lafiabougou et serait au même prix sur le reste des marchés de la capitale, assure Sékou Samaké, vendeur de tourteaux. Selon lui, on pouvait se procurer le sac à 4000, voire 3500 F CFA.
Pour des commerçants, la hausse du prix de sac du tourteaux s'explique par la baisse de la production de la graine de coton et son exportation abusive. Selon les quelques commerçants que nous avons rencontrés, le tourteaux, aliment destiné à l'alimentation du bétail, est même devenu rare sur le marché national d'une manière générale.
Le prix auquel le tourteaux est actuellement vendu, confie Demba Traoré, propriétaire de quelques têtes de moutons, ne lui permet plus de nourrir son bétail. Aussi préfère-t-il, dit-il, se diriger vers les bottes de fourrages, notamment les feuilles d'arachide et feuilles d'arbres destinées à l'alimentation du bétail rapportées de la brousse par des commerçants.
En cette saison des pluies, ces commerçants de fourrages font de bonnes affaires, commente un d'eux rencontré sur le marché. Une botte fourrage coûte en moyenne 50 à 100 F CFA au plus. Ces fourrages, estiment M. Traoré, sont aussi enrichissants au même titre que le tourteaux parce que, raisonne t-il, « ils permettent aux animaux de garder leur embonpoint ». A ses dires, les éleveurs traversent actuellement une mauvaise passe à cause de la hausse du prix des tourteaux. Denis Koné Encadré - Une place importante
Le sous-secteur de lélevage occupe une place importante dans le secteur primaire. Lactivité est pratiquée par au moins 80 % de la population rurale en particulier par la frange la plus pauvre. Ce sous-secteur constitue ainsi la principale source de subsistance pour plus de 30 % de la population. Sur le plan de léconomie nationale, sa contribution au PIB est estimée à 12 % et son apport aux recettes dexportation était de 40 milliards de F CFA en 1995. Cependant, celles-ci ont continuellement baissé au cours des dernières années et nétaient plus que de 28 milliards de F CFA en 1999. Mohamed Daou Archives |