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Exploitation de l'or: SADIOLA ET YATELA S'EXERCENT À LA TRANSPAREN
(L'Essor 21/08/2002)

"Sadiola et Yatela, une force d'or au Mali". Ce n'est pas le titre d'un western sorti tout droit de Hollywood. Mais le thème d'une conférence de presse animée au tout début de ce mois à l'hôtel Salam par les membres du conseil d'administration de deux mines d'or de notre pays, la Société d'exploitation des mines d'or de Sadiola (SEMOS) et Yatela S.A. Dirigée par le président du conseil d'administration des deux mines, Dave Hodgson, en présence des représentants du gouvernement malien et ceux de tous les actionnaires des deux mines et de certains diplomates, la conférence visait à donner de larges informations sur les activités de la SEMOS et de Yatela. Elle avait aussi à cœur de traduire en actes la politique de transparence de ces sociétés. Ce genre d'initiative se répétera tous les six mois dorénavant, a assuré Hodgson. Ce dernier a, d'entrée de jeu, salué l'environnement réglementaire favorable et la stabilité politique du Mali qui rassurent les investisseurs privés.
Pour lui, un climat économique assaini, un bon code réglementaire et législatif (qui assure la sécurité et rassure les bailleurs de fonds) et la stabilité politique sont des gages attractifs pour les investisseurs. C'est pourquoi il a félicité notre pays pour la bonne organisation des élections présidentielle et législatives. Dave Hodgson a par la suite révélé que "le gouvernement du Mali a reçu le montant global de 104,6 milliards de FCFA de la SEMOS et de Yatela depuis l'établissement de ces mines dans la région de Kayes".
Puis ce fut le tour de Garett Taylor, directeur général des deux mines, de donner à l'aide d'une projection de diapositives, des explications avec force détails sur les opérations des deux usines d'or. Ainsi, on retiendra que la SEMOS est entrée en opération en 1997. Elle est le résultat d'un partenariat entre Anglogold, Iamgold (chacun détenant 38 % des actions), le gouvernement malien (18 %) et la Société financière internationale (SFI) une filiale de la Banque mondiale (6 %). En 2001 elle a produit 537.000 onces d'or soit 16.703 kilogrammes.
Yatela, elle, est le fruit d'un partenariat entre Anglogold (40 %), Iamgold (40 %) et le Mali (20 %). La mine a coulé son premier lingot en mai de l'an passé. En 2001, année de sa création, Yatela a produit 131.000 onces d'or, soit 4.075 kilogrammes, une quantité qu'elle se propose de doubler cette année. La SEMOS a contribué pour 100 milliards de FCFA à l'économie de notre pays sous forme de taxes, de droits, de royalties et de dividendes payés au gouvernement malien, tandis que cette contribution s'élève à 4,6 milliards chez Yatela. Celle-ci fait travailler 630 personnes dont 590 Maliens, tandis que la SEMOS emploie 830 travailleurs dont 760 Maliens. En outre, SEMOS a contribué à l'économie malienne en achetant des biens et des services au niveau local jusqu'à concurrence de 3 milliards de FCFA, alors que Yatela a investi dans le même créneau 200 millions de FCFA.
Par ailleurs, les conférenciers ont assuré que leurs sociétés ont une conscience aiguë de la responsabilité envers les communautés locales auxquelles elles ont apporté des contributions significatives sous forme de centres médicaux, de logements, d'adduction d'eau, d'écoles, d'installations sportives et sanitaires. Les deux mines assurent également la sécurité et la santé de leurs employés ainsi que la préservation de l'environnement.
Les journalistes ont posé plusieurs questions ayant trait au bitumage de la route Sadiola-Kayes, aux conditions de sortie de l'or du Mali, à l'indexation des impôts et taxes miniers sur la fluctuation du métal jaune, etc. Hodgson a expliqué que les usines payant leurs taxes et impôts renvoient la question du bitumage de la route de Sadiola-Kayes (70 kilomètres) aux pouvoirs publics. De son côté Modibo Coulibaly, directeur national de la Géologie et des Mines, a précisé que la quantité d'or produite au Mali est bel et bien celle qui est déclarée aux autorités, contrairement aux rumeurs. Car, a-t-il souligné, des responsables maliens sont présents à toutes les étapes du processus de production d'or. Les conférenciers ont aussi expliqué le principe d'indexer les impôts sur le cours de l'or n'est pas pour le moment appliqué, même si le sujet mérite réflexion.

M. KABA

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