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Production de l'huile de pourghère - Les acteurs se
concertent
C'était le jeudi 24 juillet au siège de l'ONG FOLKECENTER-N' YETAA. Ont pris part à cet atelier : le Dr. Ibrahim Togola, directeur de la FOLKECENTER, M. Alassane Bongana Maïga, directeur national de la Conservation de la Nature, M. René Alphonce, président de la Chambre d'Agriculture de Bamako, M. Hamata Ag Amatafage, directeur chargé de recherche de CNESOLER, en présence d'éminents chercheurs et ingénieurs du secteur privé et de la société civile.
L'HUILE DE POURGHERE COMME ALTERNATIVE Cette rencontre intervient dans le cadre de la promotion du pourghère avec pour objectif de réfléchir et d'échanger sur les voies et moyens d'atténuer l'importation des hydrocarbures. Selon le M. Alassane Bongana Maïga, directeur national de la Concervation de la Nature, face l'augmentation du prix des hydrocarbures, une des alternatives est l'huile de pourghère. Il s'agira pour les acteurs, de prôner des voies et moyens pouvant augmenter la production de cette plante à l'échelle nationale. Surtout que le pourghère est plus productif dans les sols moins fertiles à l'agriculture. Compte tenu de ce critère pédologique les atouts et l'accès à la terre pour une telle production est facile.
LES AVANTAGES DE CETTE PLANTE Selon la même source, le pourghère n'a pas de risque environnemental, au contraire, il contribue à enrichir les terres marginales. Abondant dans le même sens que le directeur national de la Conservation de la Nature, celui de CNESOLER, Hamatafage Ag a souligné que le Mali a une expérience particulière dans cette exploitation par rapport à toute l'Afrique Ouest.
Selon lui, l'expérimentation de cette ressource a commencé depuis les années 1987, et les premiers effets sont distinguâmes à traves l'électrification de 3 villages, à savoir Keleya, Dialakoroba et Nionsombougou. Ce sont là des exemples de lutte contre la pauvreté en milieu rural. Les prévisions à travers cette rencontre sont parties de la consommation du pays en hydrocarbures.
Pour cela, les prévisions à l'horizon 2023 sont grandes. Il s'agira de substituer 10% des importations en hydrocarbures' en 2012, environ 15% en 2017 et 20% en 2022. Pour cela, les acteurs sollicitent l'implication du secteur privé déjà présent sur terrain. Un des temps forts de cette rencontre a été la constitution d'un réseau qui sera un cadre de concertation adéquat pour la promotion de l'huile. Ousmane BERTHE (Stagiaire) © Copyright Nouvel Horizon Archives |