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Opacité du circuit commercial de l'or au Mali Il est impossible dassimiler les revenus de lor du Mali à des exportations, tellement le circuit commercial emprunté par ce produit est opaque, estime un rapport de la Fédération Internationale des Droits de lhomme (FIDH), cité mardi par le quotidien privé malien "les Echos". Selon ce rapport, les revenus de lor sont en fait constitués par un système extrêmement complexe dimpôts, de taxes et de redevances défini par le code minier et dont les exploitations sont exonérées les premières années d'activité. Ce système profite plus aux multinationales quà lEtat malien, souligne le rapport. Daprès des statistiques, en 2004, le secteur minier a créé 7% de la richesse nationale, la part de lEtat tombant dans les caisses du trésor public, au moment où les populations des sites miniers manquent de structures sur léducation, la santé, le système deau potable et soumis à la dégradation de lenvironnement. "Lutilisation discrétionnaire des fonds de développement communautaire, notamment auprès des forces de police locales, est de nature à mettre en cause limpartialité de leurs missions et constitue une menace pour la sécurité des populations locales et le respect des droits des travailleurs", dénonce le rapport du FIDH. Ces fonds mis en place par les opérateurs miniers sont normalement destinés à la construction de salles de classes, la distribution de moustiquaires imprégnées, de préservatifs ainsi quà la construction de mini-barrages. Pour attirer les investissements nécessaires à lexploitation de lor à léchelle industrielle, le Mali sest désengagé de son rôle de "propriétaire opérateur" pour ne plus détenir quune part minoritaire de 20% dans le capital des sociétés minières, . En 2006, lor a rapporté plus de 300 milliards de F CFA à léconomie nationale, soit 50% des exportations du pays, alors que moins de 5.000 personnes sont employées par le secteur, déplore le FIDH. (pana) ©
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