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Mine d'or de Morila : L'espoir de jouer les "prolongations"
(LEssor 30/07/2007)
Une exploration intensive menée dans le permis d'exploitation pourrait
amener à découvrir d'autres gisement et allonger ainsi la
vie de la mine
À la mine d'or de Morila, l'heure est à la promotion des
compétences locales. Le récent conseil d'administration
de l'entreprise vient de porter l'ancien directeur des opérations,
Samba Touré, à la direction générale. L'annonce
a été faite mercredi dernier par Mark Bristow, le directeur
exécutif de Randgold Resources, la compagnie actionnaire dans la
mine d'or de Morila, durant la traditionnelle rencontre semestrielle avec
la presse nationale.
Ce point de presse a regroupé dans les locaux de Morila les responsables
de la société, notamment le représentant de Randgold
au plan national, Mahamadou Samaké. Le maire de la commune rurale
de Sanso, Dioting Mariko, le sous-préfet, Cheick Soumaré,
et les notabilités et responsables scolaires de la commune rurale
étaient également présents à cette rencontre.
Celle-ci s'inscrit dans une logique de transparence, mais aussi d'information
de l'opinion sur la vie des mines d'or dans notre pays.
312 MILLIARDS FCFA DE DIVIDENDES. Visite sur le site de la mine, échanges,
débats, les responsables de Morila-Sa n'ont rien négligé
pour permettre aux journalistes de s'imprégner de la réalité
de la société. Introduisant les débats, le premier
responsable de Randgold Ressources, Mark Bristow, a expliqué aux
journalistes qu'ils étaient là pour vérifier eux-mêmes
la substance du terrain.
Le tout nouveau directeur de Morila-Sa, Samba Touré, a ensuite
présenté l'entreprise. Créée en octobre 2000,
la mine de Morila est codétenue par Randgold Resources et Anglogold
Ashanti avec 40% chacune, les 20% restant revenant à l'État
malien. La mine est longue d'environ 1 km et large de 850 m. Elle atteint
aujourd'hui 170 m de profondeur sur une limitation de 200 m. Sa production,
au 30 juin 2007, s'élève à 4,3 millions d'onces (une
once correspond à 31,103 g). L'investissement initial de Morila-Sa
a coûté 56 milliards Fcfa à Randgold Ressources et
Anglogold Ashanti, les deux actionnaires principaux. En terme de dividendes,
312 milliards Fcfa ont été distribués aux actionnaires.
Tandis que 354 milliards Fcfa ont été injectés dans
l'économie malienne sous forme de taxes, impôts et achats
de consommables au plan local.
Samba Touré a promis que la nouvelle équipe s'emploiera
à consolider les acquis. Il s'est aussi engagé à
protéger les intérêts des actionnaires de la société.
"Morila créera et mettra tout en uvre pour améliorer
la valeur des actions des actionnaires par une extraction d'or sûre
et responsable du point de vue social et environnemental", a promis
le nouveau patron de la mine.
Morila-Sa emploie 1600 personnes, en majorité des Maliens. La mine
n'est pas qu'économique, explique pour sa part le directeur des
ressources humaines, Nouhoum Diakité. Elle est aussi sociale et
entreprend de nombreuses actions en faveur des populations. La participation
à la campagne de lutte contre la malaria (9200 maisons ont été
traitées à l'insecticide, 805 moustiquaires imprégnés
ont été distribuées), la Journée mondiale
de lutte contre le Vih/Sida (distribution de préservatifs masculins
et féminins dans les villages voisins de la mine) constituent,
entre autres actes posés au plan sanitaire.
AU-DELA DE L'HORIZON 2012. Le financement d'un projet pour environ 200
millions de Fcfa a permis l'installation d'une association chargée
de la gestion de 240 hectares destinés à la culture du riz
et du maïs à Morila, Fingola et Domba.
Mark Bristow lui, a parlé des actions envisagées pour la
fin de Morila annoncée pour 2009. Environ 1,8 milliard de Fcfa
ont été dépensés en 2006 et la mine prévoit
cette année un budget de 2,6 milliards de Fcfa pour un programme
de 53000 m de sondages dans les 200 km2 du permis d'exploitation.
L'objectif de ce programme, a-t-il expliqué, est d'étendre
la base des ressources de la mine et par ricochet la vie de la mine au-delà
de l'horizon 2012. "Cette grande mine a déjà produit
4,4 millions d'onces d'or. De commun accord avec les partenaires, Randgold
Ressources est engagé à poursuivre la production à
la capacité optimale pendant la durée de vie prévue,
mais aussi l'exploration de façon intensive dans le permis d'exploitation
pour déterminer la présence de toute autre minéralisation
aurifère économique", a révélé
Bristow.
Le directeur exécutif de Randgold Resources s'est félicité
du succès de Morila-Sa. qui a permis l'ouverture de Loulo. Pour
Mahamadou Samaké, son collègue malien, le succès
de Morila ne relève pas du hasard. "C'est le fruit de l'engagement
et de la confiance de toutes les parties prenantes. Il y aura d'autres
Morila, si l'on maintient ce climat de confiance et de partenariat, gage
de réussite dans toute entreprise commerciale", a-t-il ajouté.
L. DIARRA
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