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Recherche pétrolière: Sonatrach s'installe
dans la durée
(L'Essor 09/07/2007)
Le 9 février dernier, notre pays signait une convention de concession
avec la société nationale algérienne de pétrole,
Sonatrach.
En effet, la société Sonatrach international petroleum
exploration (SIPEX), branche internationale de la Sonatrach pour les activités
d'exploration-production, a sollicité et obtenu le bloc 20 dans
le bassin de Taoudenit pour la recherche et l'exploitation pétrolière.
La SIPEX se propose d'engager 5,75 milliards Fcfa durant les 4 premières
années de recherche de pétrole dans la zone. Les bureaux
de sa représentation malienne Sipex-Mali-Branch situés dans
la zone ACI 2000 ont été officiellement inaugurés
mardi dernier.
La cérémonie d'inauguration était présidée
par le ministre des Mines, de l'Énergie et de l'Eau, Hamed Diane
Séméga, et s'est déroulée en présence
de plusieurs autres personnalités dont l'ambassadeur d'Algérie
dans notre pays, Abdel Krim Gheraib. La Sonatrach est la compagnie publique
algérienne chargée de la recherche, l'exploitation, le transport
par canalisation, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures,
aussi bien en Algérie qu'à l'étranger.
<<Au moment où un grand débat est ouvert sur la création
des États-Unis d'Afrique, le nouveau partenariat Algérie-Mali
prouve qu'il existe déjà une certaine unité africaine,
économique et politique >>, a estimé Hamed Diane Séméga.
Le ministre des Mines, de l'Énergie et de l'Eau a indiqué
que l'événement symbolise la consolidation des relations
de coopération entre les deux pays. Hamed Diane Séméga
estime par ailleurs qu'avec son expérience, l'arrivée de
la Sonatrach donnera encore plus de crédit à la recherche
pétrolière dans notre pays. La compagnie est effectivement
classée douzième dans le monde pour la production d'huile
et de gaz. Elle est la première compagnie d'hydrocarbures en Afrique
et la première société africaine à intervenir
dans la recherche pétrolière au Mali.
Au lendemain de cette cérémonie d'inauguration, les responsables
de la société animaient une conférence de presse
à l'hôtel de l'Amitié. Cette rencontre avec la presse
a été l'occasion de définir plus en détails
les compétences et les travaux qu'effectuera le groupe Sonatrach.
Elle s'est déroulée en présence de Mohamed Keita,
conseiller technique au ministère des Mines, de l'Énergie
et de l'Eau et de Mme Azirou Akila, représentant le ministère
algérien de l'Énergie. Mohamed Benhamou, le directeur exécutif
de Sonatrach International, Mamadou Simpara, le directeur général
de l'Autorité pour la recherche pétrolière (AUREP)
et Bekkouche Djamal, représentant de SIPEX-Mali-BRANCH étaient
présents.
Mohamed Benhamou a réaffirmé la volonté de la SIPEX
d'investir au Mali, et d'inscrire son action dans une perspective de développement
à long terme. Il a par ailleurs assuré que la protection
de l'environnement est toujours considérée comme une priorité
dans les projets de la compagnie.
"Sonatrach fait de l'Afrique une zone d'intérêt prioritaire",
a indiqué le directeur exécutif de la compagnie qui va explorer
de nouveaux blocs et de développer des gisements au Mali, au Niger,
en Libye, en Tunisie, en Égypte, en Mauritanie, au Nigeria. A cet
effet, elle projette d'investir 100 millions de dollars (environ 50 milliards
Fcfa) par an durant les cinq prochaines années. Outre le Mali,
la Sonatrach est présente dans une douzaine d'autre pays.
Mohamed Keita a rappelé le volume de l'investissement prévu
au terme de la convention de concession sur le bloc 20 : cinq milliards
et demi de Fcfa pendant la période initiale de recherche (quatre
ans), et huit milliards pendant les seconde et troisième périodes
de recherche qui dureront chacune trois ans.
"Nul doute que la Sonatrach, dotée de capacités techniques
et financières qui ne sont plus à démontrer, atteindra
ses objectifs dans le cadre de la recherche pétrolière au
Mali", a espéré Kéïta.
Carine GOULEME
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