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Banque pour le commerce et l'industrie : Le bras financier
des affaires
(L'Essor 04/07/2007)
Notre secteur bancaire s'enrichit d'un nouveau fleuron. Ses activités
sont dédiées aux activités commerciales et industrielles
La filiale malienne de la Banque pour le commerce et l'industrie (BCI)
SA a ouvert ses portes, samedi dernier.
La cérémonie d'inauguration a été présidée
par le ministre de l'Économie et des Finances, Abou-Bakar Traoré.
Elle a regroupé les responsables du groupe. Le président
Isalim Ould Tadjidine et celui de son conseil d'administration, Ives Belafon
ont effectué le déplacement de Bamako. Lors de la fête
inaugurale, ils étaient entourés d'une brochette d'opérateurs
économiques.
Créée le 23 janvier dernier, la BCI-Mali SA est une société
anonyme dont le capital social s'élève à 2 milliards
de Fcfa. Basée à Nouakchott, sa vocation est d'accompagner
les acteurs du développement économique. Elle met à
leur disposition une forte capacité d'innovation commerciale. Cette
assistance repose sur un support technologique adapté aux besoins
de la clientèle.
L'ouverture de la filiale de Bamako vise une meilleure intégration
économique entre la Mauritanie et tous les pays de l'espace économique
de l'Union monétaire économique ouest-africaine (Uemoa).
Le groupe BCI, selon son directeur, Sékou Mamadou Barry, est un
acteur régional de référence. Il est crédité
d'une expertise complète et un puissant dispositif combinant un
réseau mondial dense d'importants relais de croissance. Ils sont
implantés dans les zones à fort potentiel comme la France,
l'Espagne, les États-Unis, l'Italie, la Suisse mais aussi la Corée
et le Japon.
Combler un vide. La nouvelle institution financière bamakoise
est une banque au service des commerçants et des industriels. Ainsi
elle vient combler un vide. En effet, dans notre pays, le problème
du financement du secteur industriel s'est toujours posé avec acuité.
Les banques de la place rechignent à prêter aux entrepreneurs
industriels qui ont besoin de ressources, non seulement importantes, mais
à long terme. La BCI enlève cette épine du pied des
opérateurs économiques et met son savoir-faire et ses compétences
techniques au service des promoteurs d'unités industrielles de
toute dimension. Elle les accompagne dans les différentes étapes
du lancement de leur projet concernant le financement, la gestion et la
pérennité de l'entreprise. Elle compte étendre son
soutien à la création d'entreprise vers des publics difficiles
à appréhender par les moyens bancaires classiques.
Le président Ives Belafo est convaincu du potentiel économique
de notre continent. L'avenir est en Afrique et dans les pays du sud en
général. Aussi propose-t-il aux pays africains et européens
de sortir des relations sclérosées empruntes de paternalisme
pour entreprendre ensemble. L'ouverture de cette filiale est un pas important
dans la réalisation de cette nouvelle vision. Mais le plus difficile
est à venir. Le banquier a sollicité des autorités
maliennes d'accompagner la jeune institution dans sa mission d'impulsion
de la croissance économique.
Le président du groupe, Isalim Ould Tadjidine a expliqué
que Bamako abrite la première filiale du groupe. Ce choix est la
récompense des efforts de stabilité politique et macro-économique
en cours dans notre pays. Il estime que le climat politique apaisé,
le cadre macro-économique assez stable et les infrastructures socio-économiques
en pleine croissance, font de notre pays le nouvel eldorado pour les investisseurs.
Pour le ministre de l'Économie et des Finances, Abou-Bakar Traoré,
a apprécié cette marque de confiance et de crédit
accordé à notre pays par les investisseurs. Il a promis
le soutien du gouvernement à la BCI-Mali. D'ores et déjà,
a-t-il rappelé, le gouvernement privilégie le dialogue et
la concertation dans la recherche de solutions aux difficultés
qui jonchent le chemin du progrès.
Le maire de la commune IV, Issa Guindo, l'hôte de la cérémonie,
s'est réjoui d'abriter le siège de la banque. Le nouvel
édifice renforce les infrastructures socio-économiques installées
dans sa commune. Il a non seulement promis son accompagnement, mais a
invité les opérateurs économiques de la commune à
s'approprier la BCI pour en faire un instrument de création de
richesses.
A. O. DIALLO
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