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Mine - L'or sauve le Mali
L'or a supplanté le coton, naguère première produit d'exportation du pays. Grâce à une reforme de son code minier, le Mali a salivé les plus grandes compagnies internationales. Le métal jaune est depuis devenu le minerai le plus exporté. En espace de cinq ans, de 1998 à 2002, la production d'or est passée de 21 tonnes à 66 tonnes, auxquelles il convient d'ajouter les 3 tonnes extraites annuellement de façon traditionnelle. Une performance inégalée au regard de la production du début des années quatre-vingt- dix qui n'excédait pas 10 tonnes. Ainsi le Mali s'est hissé au troisième rang des producteurs africains derrière l'Afrique du Sud et le Ghana. L'or a rapporté au pays 400 milliards de FCFA de recettes d'exportation en 2002 (contre 327 milliards de F CFA en 2001) et près de 56 milliards de F CFA en impôts, taxes, redevances et dividendes payés à l'Etat par les compagnies étrangères (contre 33 milliards en 2001). Sans passer sous silence les effets induits sur l'économie : les achats effectués auprès des fournisseurs en plus de six mille Maliens employés sur les sites d'exploitation, selon les statistiques fournis par Lassana Guindo en service à la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM), auteur d'une communication intitulée " L'or au Mali, historique recherches exploitation " Trois gisements réalisent l'essentiel de la production. Morila, le plus important, est géré par Morila SA, une société détenue par les entreprises sud - africaines Anglogold (40%) et Randgold 40%), et par l'Etat malien (20%). Sa production qui avait culminé à 38,9 tonnes d'or en 2002 (contre 4,2 tonnes en 2002, date de son ouverture) a commencé à décliner à la fin de l'année 2003. La mine de Sadiola inaugurée en 1997, arrive en seconde position avec 16 tonnes. Elle est gérée par la Société d'exploitation des mines de Sadiola (SEMOS) qui regroupe Anglogold (38%), à l'origine de sa découverte, l'Etat (18%) et la Société financière internationale (SFI, filiale de la Banque mondiale) à hauteur de 6%. Yatéla, la troisième mine en importance, extrait 8,6 tonnes.
L'entrée en production des mines Kadiéran (exploitées par Wassoulou à la société privée malienne) et de Loulo (détenue à 80% par Randgold et 20% par l'Etat malien) va compenser l'épuisement des trois premières.
De l'avis de Modibo Traoré prof à la faculté des science économiques et de gestion, que serait le Mali aujourd'hui sans l'or ? Tant les effets multiplicateurs, d'entraînement sur l'économie et les effets sur les emplois sont immenses, comparés à l'augmentation du coût de la vie sur les sites d'exploitation et aux dommages causés à l'environnement , a-t-il expliqué en guise de conclusion de sa communication relative à l'impact économie de l'or. Georges François Traoré © Copyright Le Malien Nouvelles économiques du mois de juinNouvelles économiques du mois de mai Nouvelles économiques du mois d'avril Nouvelles économiques du mois de mars Nouvelles économiques du mois de fevrier Nouvelles économiques du mois de janvier Nouvelles économiques du mois de décembre Nouvelles économiques du mois de novembre
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