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Ressources et investissements promotion des ressources minières du Mali - Après l’or et le pétrole, le diamant
(L'Indicateur Economique 04/07/2005)

Notre pays regorge dans son sous-sol d’énormes richesses. Pour en tirer les meilleurs profits pour le bien être des populations, la direction nationale de la géologie et des mines (DNGM) développe désormais une nouvelle politique de marketing et de communication pour attirer les investisseurs et rassurer surtout ces populations.

Pour ce faire, elle a conçu une carte géologique de notre pays, sur laquelle sont exposées les différentes ressources minières et surtout les zones où elles pourraient être exploitées. Elle différencie les régions minières du pays parmi lesquelles celle de Kayes qui, d’après ce document précieux, apparaît comme la plus riche en ressources minérales, notamment l’or.

Ainsi, les recherches ont permis de découvrir dans la zone de Kéniéba, plusieurs variétés d'indices d'or dont certains font déjà l'objet d'exploitation industrielle. Comme c’est le cas à Sadiola (75 km au sud de Kayes) dont l'exploitation a commencé en 1996.

La production annoncée était de 13 tonnes par an pour une durée d'exploitation de 13 années. La fermeture de la mine est programmée dans deux ans. Quant à la mine de Yatela, Située à 55 km de Kayes, ses réserves sont estimées à 40,33 tonnes métal jaune. Débuté en 2001, son exploitation courra sur 6 ans. Concernant les réserves de Loulo, ses réserves sont estimées à 120 tonnes d'or et celles de Tabakoto à 60 tonnes. L'exploitation de ces mines a démarré en 2004, mais l’extraction de leur or est prévue dans les prochains mois .

D’autres mines devront connaître l’exploitation dans les années à venir comme l’indiquent les indices prélevées dans les localités de Ségala, Tintiba, Farabantourou, Dioulafounou, Médinandi, Wili-Wili Mamoudouya Komé, Dandogo de Sitakili et Diangounté.

A la Direction Nationale de la Géologie et des Mines où les études de faisabilité de ces mines sont en cours, on estimé les réserves estimées à Séguéla à 40,5 tonnes d'or métal jaune, Farabantourou, à 20 tonnes d'or et à Médinandi à 4 tonnes..
Des réserves d’autres ressources minérales L’or n’est pas la seule richesse de notre sous-sol. Bien au contraire, on dispose d’une diversité de ressources qui concerne différents métaux. Ainsi dans la zone de Kéniéba, grâce à des études, on s’est rendu compte de l'existence d'une réserve de fer.

Elles ont été repérées à Falés située à 80 km au sud de Kéniéba , des réserves d'uranium estimées à 5000 tonnes d'U308 A y ont été aussi situées . Les environs de Nioro porteraient des réserves de cuivre, de grenat, artisanalement exploité dans la région du Sibinidi-Sangafé et de fluorine dans la zone située entre Bouli et Ségué. Dans les cercles de Nioro et Bafoulabé, on a établi la richesse du sous-sol en grenats et en minéraux de métamorphisme de contact.

Quant au cercle de Bougouni et au bassin de la Falémé, il y a les minéraux liés aux pegmatites. Au nord du pays, on dénombre les fossiles dans le Tilemsi à Bourem, les grenats et corindons dans le Gourma.

L'Adrar des Iforas et ses environs sont potentiellement riches en bois silicifiés et en minéraux liés aux pegmatites et aux métamorphismes. Alors que la zone de Hombori-Douentza est pourvue de quartz et des carbonates.

Parmi ces pierres et fossiles, les grenats ont fait l'objet d'un projet d'exploitation industrielle par la DNGM ; les fossiles du Tilemsi ont été un temps exploités par l'usine de phosphate de Bourem qui est à l'arrêt depuis près d'une décennie. L'exploitation des autres matières est encore au stade artisanal.

Certains ne sont même pas exploités car à cause de la situation géographique du Mali, on juge leur exploitation peu rentable. Mais, cela n’est heureusement pas le cas du pétrole dont la flambée régulière des prix suscite la convoitise des multinationales.
Le Mali possède 5 bassins sédimentaires potentiellement riches en hydrocarbures. Ces bassins se situent à Taoudenit (aux confins de la frontière avec l’Algérie), Gao, Tullemeden, Tamesma et Nara. On précise que les couches pétrolières sont profondes de 2 à 5 km, les blocs de recherche ont été délimités, 15 blocs de 800 000 km2, soit 65 % du territoire national.

Avec un code pétrolier très incitatif, certainement le plus compétitif de l’Afrique, le Mali n’a pas tardé à signer des conventions. La première a été signée avec le consortium BMW constitué par l’Australien Marx de Vietri et ses partenaires financiers mauritaniens (Issel mon tajedire), européens et australiens.

Ce consortium a acquis cinq blocs (n°1, 2, 3, 4 et 9) dans le bassin de Taoudenit (193-200 km2) qui lui coûtera 534 milliards de F CFA sur 4 ans, dont 500 millions de F CFA seront consacrés à la formation des cadres maliens et à la promotion du code pétrolier à l’étranger, à l’occasion de différents salons. C’est ainsi que le Mali a été présent au dernier forum Africa Oil and Gas tenu du 29 novembre au 1er décembre derniers à Houston, aux Etats-Unis d’Amérique et à un autre forum consacré au pétrole en Afrique centrale.

Ces efforts de promotion commencent à porter fruits comme le témoigne la signature d’une convention d’exploitation de pétrole avec la société Mali Oil Development une société affiliée à la Banque australienne et spécialisée dans la recherche et l’extraction du pétrole. Elle fera des prospections sur le Bloc N° 11 de Gao. Il y aura même une 3è
société australienne dont la filiale malienne la Société Mali pétroleum sa vient de signer avec le gouvernement malien, une convention de partage de production sur les blocs 8 du bassin de Taoudenni et 10 du graben de Gao Notre pays a ainsi toutes les chances de faire partie très bientôt des pays producteurs de pétrole et aussi du diamant. Selon toujours des études menées à la DNGM, il existerait 20 pipes kimberlitiques dont 8 seraient diamantifères. Et déjà, des sociétés manifestent des intérêts pour l’exploitation de ces nouveaux filons. Donc, l’avenir s’annonce prometteur pour notre pays.

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