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Objectif «zéro entrave» sur
le corridor Bamako-Dakar On note aussi le quota de répartition sur le transport du coton ainsi que la non application du TRIE, les difficultés relatives au contrôle routier et la fermeture des postes de Kidira pour cause d'insécurité grandissante. Ces multiples entraves du transport sur le corridor Bamako-Dakar constituent l'objet de ce forum, initié par le Sénégal pour tenter de trouver des solutions adéquates afin d'aboutir à une meilleure rentabilité du transport entre nos deux pays. Pour le président du conseil d'administration du conseil sénégalais des chargeurs (COSEC) Ahmed Fall, le corridor commun au Mali et au Sénégal a la spécificité d'être un corridor adapté aux deux moyens de transport qui ont joué un rôle dans la longue histoire des deux pays. Il soulignera que «pendant plusieurs décennies le chemin de fer a été pratiquement le seul moyen de transport de l'axe, mais aujourd'hui, avec les problèmes politiques de la Côte d'Ivoire, le trafic sur l'axe routier est en pleine expansion, ce qui multiplie les problèmes rencontrés sur le corridor». Ahmed Fall ajoutera que ce forum, un cadre de dialogue «doit permettre de voir en face nos difficultés sur le corridor afin de rechercher les causes et d'y apporter les solutions appropriées». Il a enfin souhaité que de ces discussions jaillissent des solutions qui vont améliorer la circulation sur tous les modes de transport du corridor Dakar-Bamako. Le ministre de l'Equipement et des Transports, Abdoulaye Koïta, a d'abord rappelé les difficultés ci-dessus évoquées avant de laisser entendre que ce forum doit traiter sans complaisance de tous les problèmes entrant dans le transport entre Dakar et Bamako «en vue d'une harmonisation de nos points de vue». Il fera remarquer que «nos deux Etats ont consenti de financer des investissements énormes pour la construction des routes en vue de faciliter la circulation des personnes et des biens». Cependant, «malgré ces investissements, de nombreuses entraves sur le corridor contribuent à renchérir les coûts d'exploitation des véhicules avec pour conséquence les prix élevés à la consommation pour nos populations» a-t-il relevé. Selon le ministre Abdoulaye Koïta, pour une meilleure rentabilité au niveau des transports entre nos deux pays, l'objectif doit être la suppression de toutes ces entraves. Pour lui, de nos jours, certains obstacles ne devraient plus se poser parce que le Mali et le Sénégal sont signataires des instruments de facilitation du trafic au sein de la CEDEAO et de l'UEMOA. Ce sont, entre autres, le Transit Routier Inter-Etats (TRIE) et le Transport Inter-Etats (TIE) dont l'application rigoureuse résoudrait la plupart des problèmes posés. C'est pourquoi le ministre a invité les deux parties à «s'engager résolument à aller vers l'application sans faille de ces instruments de facilitation en vue d'assurer la promotion des échanges entre les deux pays». Abdoulaye Koïta a enfin engagé les participants à parvenir à des recommandations susceptibles de résoudre tous les problèmes du corridor Dakar-Bamako pour le bien être de nos deux peuples en général et de nos transporteurs en particulier. La finalité de ces deux jours d'échanges est de «zéro entrave» sur le corridor Dakar-Bamako. Kémessin Kanouté
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