|
La pluie: levier primordial de léconomie
malienne
(Nouvel Horizon 05/06/2007)
Léconomie de notre pays est fortement tributaire dune
agriculture pluviale dont environ 80% de la population tirent lessentiel
de leur profit. Ce secteur représente près de 75% des exportations
du pays et contribue à hauteur de 45% du Produit Intérieur
Brut (PIB).
LE CARACTERE DOMESTIQUE DE LAGRICULTURE MALIENNE
Lagriculture du Mali qui relève largement dun mode
de production domestique, est principalement centrée vers la production
céréalière dont les principales sont entre autres,
le riz, le mil, le sorgho et le maïs. La production céréalière
était estimée à 2,2 millions de tonnes en 1996 daprès
la Cellule de Planification Statistique (CPS) du ministère de lAgriculture.
Lagriculture de rente est dominée par la cotonculture dont
notre pays occupe la deuxième place derrière Egypte sur
le continent africain.
A côté du coton, dautres cultures de rente sont pratiquées
par endroits sur létendue du territoire, on peut citer entre
autres larachide, le Cesam.
LES POTENTIALITES AGRICOLES DU MALI
Les potentialités agricoles restent importantes, en particulier
dans le Delta central du Niger. LOffice du Niger dispose de près
dun million dhectares de terres aménageables qui sélève
à 960.000 dhectares, dont moins de 100.000 ha sont aménagés.
En dehors de lOffice du Niger, le Mali dispose dautres espaces
aménageables importants dont plus de 600.000 ha entre Ségou
et le fleuve Bani.
Léconomie rurale est donc prometteuse mais sous-exploitée.
La production de fruits et légumes et assez ancienne mais limitée
; près de 15.000 hectares y sont consacrés. La production
de mangues atteint les 300.000 tonnes par an dont une petite proportion
est exportée vers létranger. Quant au karité,
il est principal produit de la cueillette, il pourrait également
contribuer plus largement aux recettes dexportation si les conditions
dexploitation samélioraient.
LA FRAGILITE DE LAGRICULTURE PLUVIALE
Cette économie agricole où les cultures vivrières
occupent une large place, permet en temps normal dassurer lautosuffisance
alimentaire mais elle est aussi un facteur de fragilité face aux
aléas climatiques et aux fluctuations du prix des produits dexportation,
en particulier le coton, sur les marchés mondiaux. De graves sécheresses
des années 1973-74, 1984-2002, 2004 nuisent périodiquement
à léquilibre alimentaire, nécessitant le recours
à laide internationale et à limportation pour
satisfaire à minima les besoins de base des populations.
LELEVAGE, DEUXIEME RICHESSE DU MALI
Lélevage constitue la deuxième richesse du pays après
lagriculture, avec près de 6 millions de bovins et de 14
millions de têtes dovins en 1996 daprès la CPS.
Lélevage est de type extensif et se caractérise par
une faible productivité et une contribution à lexportation
en deçà des potentialités. Lélevage
du Mali est à la traîne, ce qui est imputable à la
mauvaise organisation des acteurs de la filière, le manque des
ressources financières, linadaptation des moyens de transport.
A ces contraintes, sajoute les aléas climatiques qui causent
dénormes préjudices au bétail.
LA PECHE EST ARTISANALE
La pêche est largement pratiquée autour du fleuve Niger et
Sénégal et de leurs affluents. Lactivité est
surtout artisanale, orientée vers le marché intérieur.
En 1996, la production de poisson frais se chiffrait à plus de
31.000 tonnes et celle de poisson fumé/séché à
près de 12.000 tonnes. La moyenne annuelle est estimée à
100.000 tonnes de poisson en période hydraulogique normale daprès
la CPS.
LE POTENTIEL HYDROELECTRIQUE
Le potentiel hydroélectrique est très important et principalement
exploité par des aménagements des zones du Félou
et Mantali (région de Kayes), de Markala (région de Ségou),
de Sélingué (région de Sikasso) et de Sotuba (District
de Bamako).
Au regard des secteurs stratégiques que nous venons dévoquer
ci-dessus, la pluviométrie est la base de léconomie
malienne.
Mamoutou DIALLO (Stagiaire)
© Copyright Nouvel Horizon
Archives
|