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Grève des miniers: Grosse menace sur l’économie
(Le Scorpion 16/06/2004)

Les chefs syndicats de la section nationale des mines et des industries étaient en face à la presse à la bourse du travail. Il s’agissait pour le secrétaire général du Bureau exécutif de la dite section, le camarade Fousseyni Touré d’expliquer les tenants et les aboutissants de leur préavis de grès de 72 heures. Indigné par le non paiement de la prime de rendement conformément à la convention collective des sociétés et entreprises géologiques et hydrogéologie en République du Mali et à la sentence arbitrale de la Cour d’Appel de Bamako en date du 10 février 2004 aux travailleurs de la mine d’or de Morila SA, le Bureau exécutif décide d’aller à une grève de protestation et de revendication sur l’ensemble du territoire. Ce qui signifie qu’à partir de ce mercredi, il n’y aura pas de production aurifère pendant trois jours, toute chose qui constitue une perte inestimable. A la lumière de la note technique du bureau exécutif il ressort que la réserve d’or de Morila est estimée à 120 tonnes. Pendant les trois premières années de productions, la société minière sera exonérée de tous les impôts. Aux dires des responsables syndicaleux, le calcul de Morila SA a consisté donc, pendant les trois années d’exonération d’impôts à exploiter le maximum d’or. Ce qui explique qu’à peine pour trois ans d’exploitation Morila SA a produit 83 tonnes soit 550 milliards de francs CFA. Ce qui fait plus de 75% des réserves estimées. Pour une mine appelée à exister pendant 11 ans, selon eux, à ce rythme elle fera à peine 5 ans comme sa voisine de SIAMA et l’Etat malien au lieu de bénéficier de huit ans d’impôts ne recevra des impôts de Morial SA que pour deux ans. A l’inverse la convention collective a prévu qu’en cas de dépassement de la production sur les prévisions fixées, la société est contrainte de payer aux travailleurs un pourcentage sur le taux de dépassement « c’est çà la prime de rendement que Morila-SA refuse de payer.. » a affirmé le syndicaleux en chef.

Mahamane MAIGA

© Copyright Le Scorpion

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