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Budget 2004 de l'Equipement et des Transports:
une stratégie volontariste et réaliste (L'Essor 13/06/2003)
Comment gérer au mieux les ressources financières allouées
au ministère de l'Équipement et des Transports ? Un souci majeur
qui s'est traduit par l'organisation par le département d'un atelier de
programmation de son budget triennal pour l'exercice 2004-2006. Cette session
qui a débuté hier au stade du 26 Mars sous la présidence
du ministre de l'Équipement et des Transports, Ousmane Issoufi Maïga,
regroupe les cadres de ce département. L'objectif est d'assurer une
gestion rigoureuse des ressources financières mises à la disposition
du ministère en jetant les bases des actions à entreprendre au cours
des trois années à venir. Une soixantaine de participants, au
nombre desquels un membre de la commission des travaux publics, transports et
habitat de l'Assemblée nationale, des représentants du ministère
de l'Économie et des Finances, le délégué chargé
de la reforme de l'État et des relations avec les institutions, les directeurs
des services centraux et ceux rattachés au département de l'équipement
et des transports et les syndicats, participent au forum. Des exposés
sont prévus sur les procédures d'élaboration du budget ordinaire
et spécial d'investissement, l'allocation et l'utilisation du budget. Le
ministre Ousmane Issoufi Maïga a insisté sur la bonne gestion financière
qui passe nécessairement par une expression judicieuse des besoins et une
utilisation efficace des moyens et surtout une anticipation des problèmes. Instrument
fondamental pour traduire en termes concrets les choix politiques du gouvernement,
le budget est un outil d'administration indispensable qui fixe et détermine
les ressources utilisables par les services et planifie les opérations
à court et moyen termes. Sa fonction est capitale dans les diverse sollicitations
de nos institutions surtout dans le contexte actuel de récession économique. Ousmane
Issoufi Maïga préviendra que le budget 2004 de son département
doit répondre à une stratégie volontariste et réaliste.
Une orientation qui suppose d'éviter l'accroissement du volume des crédits
inemployés dans un département qui se révèle incapable
de consommer la totalité les crédits inscrits. Par exemple, a-t-il
relevé, le taux de consommation sur le budget spécial d'investissement
est aujourd'hui de 55%, contre seulement 25% pour le budget ordinaire. Une situation
qu'il a qualifiée de "sédimentation stérile et intolérable"
avant d'inviter les participants à une "démarche de vérité
afin que le budget triennal du département soit généreux
grâce aux résultats qui en sortiront". Be. COULIBALY ©
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