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Développement de la culture du blé au
Mali: Le FIDA simplique aux côtés des Grands Moulins
du Mali pour la mobilisation de 4 milliards Lambassadeur de France auprès du Fonds international pour le développement agricole (FIDA), Charles Millon, au cours dune rencontre qui a eu lieu dimanche dernier à Koulikoro avec les responsables des Grands Moulins du Mali (GMM), sest dit prêt à réunir les capitaux nécessaires au financement du premier volet de 500 hectares consacrés à la culture du blé dans la zone de lOffice du Niger sur une prévision de 10 000 ha. Coût total de linvestissement: 4 milliards de F CFA. La culture du blé demeure toujours lune des préoccupations des Grands Moulins du Mali (GMM), seule industrie meunière dans ce pays. Lambition de Cyril Achcar et de son équipe est de faire du Mali un pays producteur de blé par excellence afin den fournir les autres pays de la Communauté des Etats de lAfrique de lOuest (CEDEAO). Cette démarche est aujourdhui en voie dêtre concrétisée puisque les différentes phases expérimentales ont donné des résultats satisfaisants que ce soit dans la zone de lOffice du Niger, à Koulikoro ou à Sélingué. Or auparavant, bon nombre de gens pensaient que la culture du blé était possible uniquement dans le Nord du Mali comme Tombouctou et Diré. Les 1000 tonnes de blé que les GMM achètent chaque année à Diré ne représentent que 1% des besoins de leur moulin. Raison pour laquelle, ils importent par an plus de 100 000 tonnes de blé dorigines diverses, notamment de lEurope, de la Russie ou de lAmérique du Sud.
Avec la création de la Compagnie malienne pour le développement du blé (CMDB), le Mali sera - sans doute - un grand pays producteur de cette céréale. Puisque les responsables de ladite compagnie nourrissent beaucoup dambition pour cela. La CMDB, en partenariat avec les GMM, envisage de cultiver des milliers dhectares de blé sur les dix années à venir. Pour mener à bien cette mission, il faut un bon partenaire. Et le partenaire le mieux placé, cest le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) qui est un organisme spécialisé des Nations unies au même titre que lOrganisation des Nations unies pour lalimentation et lagriculture (FAO) à laquelle elle est liée. Le rôle et la mission de cette organisation dans le monde consistent à appuyer tous les projets qui vont dans le sens du développement agricole. Il sagit, pour la CMDB, de voir dans quelle mesure elle peut collaborer avec le FIDA dans le cadre du développement du projet Blé. Cest dans ce cadre que Charles Millon, ambassadeur de France auprès du FIDA, de la FAO et du Programme alimentaire mondial (PAM), était à Bamako le week-end dernier. Accompagné dune délégation composée de Christiane Dellevionier, responsable Afrique du Fonds dinvestissement du secteur privé, Charles Vilgrain, directeur des opérations dAgro Fuel, et Francis Simoncini, responsable Bio Maïa, lex-ministre français de la Défense, Charles Million, était très impressionné après avoir visité le moulin de Koulikoro le dimanche 26 mai. La délégation a été accueillie par le directeur général des GMM, Cyril Achcar, et ses proches collaborateurs. Loccasion était bonne pour Charles Millon et sa suite de découvrir tout le processus de fabrication de la farine, de la matière première jusquau produit fini. Ils ont ensuite visité ensemble le laboratoire, le chantier de lusine daliments bétail et le champ qui a servi à faire le test expérimental de la culture du blé dans lenceinte de lusine. "Jai une impression tout à fait exemplaire en visitant cette entreprise. Si on pouvait multiplier ce type dinitiatives dentreprises, ce sera une très bonne chose pour le Mali et dautres pays dAfrique. Je crois quavec cela, nous entrerons dans le cercle du développement. Avec les GMM, nous sommes en train détudier la mise en uvre de la culture de centaines dhectares de blé. Qui seront transformés, après, par les GMM. Je pense quil y a des terres qui peuvent permettre de donner une bonne production de blé ... ", a déclaré Charles Millon. Pour le financement du premier volet concernant 500 ha de blé dans la zone de lOffice du Niger, plus précisément à Kouroumari, Charles Millon nest pas passé par quatre chemins: "Je pense que les GMM ont besoin dinvestissements. Et nous sommes prêts pour quils trouvent les capitaux nécessaires à la mise en uvre de ce projet de blé au Mali". 20 000 emplois seront créés Ce partenariat, qui sera bientôt concrétisé, concernera dune part les producteurs, les coopératives et, dautre part, les GMM et les organisations internationales qui pourront leur apporter des conseils techniques et des financements. Pour la bonne marche du projet, les producteurs seront assistés afin doptimiser cette culture avec un accès aux moyens modernes de production. Ils seront dotés de nouvelles semences sélectionnées et adaptées au climat et de machines agricoles (tracteurs, billonneuses, silos de stockage sur les sites de production, moissonneuses-batteuses..). Sans oublier lassistance financière sous forme de crédits de campagne de courte durée pour les achats dintrants et dherbicides de qualité. Ce quil faut savoir, cest que le blé est une culture de contre-saison qui seffectue dans le strict respect du calendrier cultural, cest-à-dire quil sera semé en novembre pour être récolté trois mois après. Avec cette culture, un producteur peut se procurer un revenu net de 572 000 F CFA pour seulement 4 mois de travail. Le projet Blé permettra de créer 20 000 nouveaux emplois dans les zones défavorisées sans compter dimportantes économies de sorties de devises qui seront réinjectées dans les circuits de léconomie malienne. Ce nest pas tout: toutes les productions seront acquises à un prix convenu à lavance entre les coopératives de producteurs et les GMM. Selon le directeur administratif et financier des GMM, Christian Viale, à travers ce projet, son entreprise aura beaucoup davantages. Elle disposera désormais dun blé de qualité, pourra se soustraire aux contraintes liées aux importations maritimes et à la kyrielle de frais à payer, disposera de stocks tampons sur les sites de production et réduira progressivement ses coûts de production. Alou B HAIDARA © Copyright L'Indépendant Archives |
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